Perquisition pour retrouver le corps d’un étudiant de Dalhousie assassiné

LOWER TRURO, N.-É. – La police a procédé mardi à une perquisition dans une résidence de Lower Truro, à une heure de Halifax, dans le cadre de son enquête sur le meurtre d’un étudiant de l’Université Dalhousie, dont le corps n’a pas encore été retrouvé.

William Michael Sandeson, membre de l’équipe d’athlétisme de la même université, a été accusé de meurtre prémédité, jeudi dernier, cinq jours après la disparition de Taylor Samson, un étudiant en physique âgé de 22 ans.

Sandeson, qui étudie la kinésiologie à l’université de la capitale de Nouvelle-Écosse, a été incarcéré après sa comparution, jeudi.

Taylor Samson, lui aussi âgé de 22 ans, originaire d’Amherst, habitait dans la résidence étudiante de la «fraternité» Sigma Chi, à Halifax, où il a été vu pour la dernière fois vers 22 h 30 le 15 août. Par la suite, des proches ont placardé sa photo dans toute la région et sur Facebook.

Sandeson a finalement été arrêté le 18 août, puis formellement accusé de meurtre le 20.

L’Université Dalhousie a confirmé que Taylor Samson était étudiant en physique et que Sandeson devait amorcer des études en médecine cet automne.

La Couronne a obtenu un interdit provisoire de publication, empêchant les médias de rapporter le nom de certaines personnes identifiées dans un document placé sous scellé afin de protéger l’enquête en cours et «les intérêts d’une partie tierce innocente».

Selon des journalistes qui ont pu lire le document avant qu’il ne fasse l’objet d’un interdit de publication, les policiers prétendent que la victime était impliquée dans une transaction de drogue avant sa mort. Selon le document, les enquêteurs auraient des motifs raisonnables de croire qu’il y avait de la marijuana dans l’appartement de M. Samson. Ils croient que ce dernier a pu être victime d’un vol.

Une source aurait affirmé à la police que la victime portait un sac à dos de couleur noire qui aurait pu contenir de la drogue lorsqu’il a quitté sa résidence, le 15 août.

Aucune des allégations n’a encore été prouvée devant la cour.

Les policiers refusent de confirmer le contenu du document remis à la cour.

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