Québecor: Couillard affirme qu’il laisse à PKP le temps de réfléchir

QUÉBEC – Le premier ministre Philippe Couillard a déclaré jeudi que son gouvernement pourrait laisser aux militants péquistes et à la population le soin de décider si l’engagement politique est compatible, pour le député Pierre Karl Péladeau, avec le contrôle qu’il exerce sur le conglomérat Québecor.

M. Couillard a fait cette déclaration avant l’adoption, par l’Assemblée nationale, d’une proposition visant à resserrer le code d’éthique des députés pour leur interdire de contrôler des entreprises médiatiques, une démarche qui nécessiterait le dépôt d’un projet de loi.

Même si la Coalition avenir Québec (CAQ), qui a déposé cette motion appuyée par les libéraux et Québec solidaire, presse le gouvernement de modifier le code pour tenir compte du «cas unique» de M. Péladeau, M. Couillard a affirmé qu’il attendra d’abord les conclusions d’une commission parlementaire qui n’a pas encore été mandatée.

Lors d’un point de presse avant la période des questions, M. Couillard a invité M. Péladeau à entendre les appels qui l’invitent à choisir entre les actions qui lui donnent le contrôle de son entreprise, héritée de son père, et la politique.

«Il me semble évident que l’issue de cet enjeu ne sera pas une issue autre que politique, a-t-il dit. Ce n’est pas par une motion à l’Assemblée, ce n’est pas par un projet de loi, que ça va régler la question. Ça va se faire d’une part par une décision personnelle que M. Péladeau a à prendre, et je l’engage à poursuivre sa réflexion, mais également par un examen plus large et plus haut de cette question.»

Selon le premier ministre, une commission parlementaire qui entendrait des experts indépendants et des représentants des journalistes permettra à M. Péladeau et à la population d’avoir une opinion éclairée des risques associés à sa situation.

«Il va choisir, de toute façon, a-t-il dit. La réalité politique est telle qu’il devra choisir. Son choix sera l’objet d’un jugement par les militants du Parti québécois et la population.»

En Chambre, jeudi, les caquistes ont obtenu l’adoption de leur motion par 84 votes contre 22. Les députés péquistes, incluant Jean-François Lisée qui juge la position de M. Péladeau intenable, ont voté contre. En vertu des règles de l’Assemblée nationale, M. Péladeau n’a pas pris part au vote puisqu’il était directement concerné par la question.

De passage à Lévis où une campagne électorale partielle est en cours, M. Péladeau a toutefois offert une réponse sans équivoque à l’invitation à la réflexion de M. Couillard.

«Ce que j’avais à dire je l’ai dit clairement, de façon limpide hier, et je n’ai pas l’intention de faire évoluer ma réflexion», a-t-il dit sur les ondes de Radio-Canada.

Mercredi, M. Péladeau, qui envisage de poser sa candidature à la succession de Pauline Marois, a affirmé qu’il placerait ses actions dans une fiducie sans droit de regard si jamais les militants péquistes le choisissent comme chef, à l’élection prévue en mai 2015.

Actuellement, en vertu du code d’éthique adopté en décembre 2010, seuls les membres du conseil des ministres sont tenus de placer leurs actifs dans une fiducie sans droit de regard.

À l’Assemblée nationale, plus tôt, M. Couillard s’était défendu de vouloir faire durer le débat en reportant à plus tard d’éventuelles modifications législatives du code d’éthique. Au contraire, a-t-il indiqué, le dépôt d’un projet de loi permettrait justement de nourrir la joute partisane.

«Si on voulait faire ça, on ferait un projet de loi qui va traîner pendant des semaines à l’Assemblée où on va s’attaquer mutuellement sur toutes sortes de choses, a-t-il dit. Ça, ce serait une façon irresponsable d’approcher la question.»

M. Couillard a estimé que la voie législative pourrait créer, à cause du refus du Parti québécois de modifier le code d’éthique, des «déchirements partisans» qui déplairaient à la population.

«Quand on intervient de façon législative, sur ces éléments-là, normalement on souhaite le faire à l’unanimité, par consensus des parlementaires à l’Assemblée nationale, a-t-il dit. Il me semble que compte tenu des débats d’hier, c’est assez hypothétique.»

Le leader parlementaire de la CAQ, François Bonnardel, s’est inquiété, jeudi, de voir les libéraux remettre à plus tard un changement législatif pour un code d’éthique qui, devant la situation de M. Péladeau, est désuet.

«On doit s’attaquer à ce cas unique et s’assurer que notre code d’éthique répond à cette situation qu’on ne pouvait imaginer il y a trois ans», a-t-il dit.

M. Bonnardel a invité le gouvernement à procéder cet automne avec une commission parlementaire afin de légiférer avant la fin de 2015.

«Tout ça est dans la camp du gouvernement en place et j’espère qu’on va aller au moins, au moins, au moins, vers un mandat spécifique pour entendre le président de la Fédération professionnelle des journalistes, le jurisconsulte s’il le faut», a-t-il.

Le chef intérimaire péquiste Stéphane Bédard a accusé ses adversaires de vouloir empêcher M. Péladeau de siéger à l’Assemblée nationale tout en conservant ses actions. M. Bédard a affirmé que les péquistes s’opposeront à toute modification des règles d’éthique qui régissent les parlementaires.

«La motion vise plus à l’attaquer lui, sa femme, sa famille et ça on n’acceptera jamais ça, a-t-il dit. (…) Il a été élu de façon démocratique, avec des règles qui sont connues et là maintenant on change les règles en cours de route, c’est ce qu’on appelle effectivement une attaque à la démocratie.»

Le ministre de la Santé, Gaétan Barrette, s’est valu une demande d’excuses de M. Péladeau en comparant sa situation à celle de l’ex-premier ministre italien controversé Silvio Berlusconi, lui-même propriétaire de journaux et télévisions.

«L’exemple de Silvio Berlusconi est un merveilleux exemple de chose à ne pas faire, a-t-il dit. (…) Sur le point du principe de l’influence des médias, oui c’est comparable. Pas le comportement des individus, mais le principe. On veut empêcher la dérive. C’est le principe du conflit d’intérêts.»

M. Péladeau a soutenu que M. Barrette porte atteinte à sa réputation en le rapprochant de M. Berlusconi, «condamné dans son pays, l’Italie, pour fraude fiscale, en plus d’avoir fait face à des poursuites judiciaires en matière de moeurs et de malversations».

«Je demande sans délai au ministre Barrette de m’offrir ses excuses, a-t-il dit. Il en va de la réputation de l’ensemble des élus et de ma réputation.»

Les commentaires sont fermés.

Vu le résultat du vote sur cette infâme motion et l’acharnement antidémocratique de la coalition PLQ-CAQ-QS à vouloir démolir PKP, je suggère à ce dernier de vendre ses actions dans Québécor média, de les vendre à Jacques Parizeau. Ainsi tout le monde serait content content.

Je ne crois pas que Parizeau possède les fonds nécessaires pour cet achat à moins bien sûr qu’il n’emprunte de l’argent au couple multimillionnaire Marois-Blanchet…

Il peut les lui vendre pour un (1) dollar et autres considérations.
Paul martin a bien vendu Sagard pour un (1) dollar à Desmarais..

Moi, j’abonde dans le sens que leur J.-F. Lisée (qui n’a malheureusement pas eu le courage d’aller au bout de ses convictions durant le vote d’hier) et que pour sauver la liberté de presse et la démocratie au Québec, que PKP doive, soit renoncer à diriger le PQ, soit vendre ses actions dans Québécor.

Il n’y a pas si longtemps, les vertueux péquistes faisaient des crises de nerfs contre David Whissel, Pierre Arcand et Julie Boulet (ils ont exigé leurs démissions respectives…) qui possédaient des entreprises drôlement moins dangereuses pour notre démocratie que PKP et Québécor, or, les voici maintenant dans le sens exactement contraire… J’ai de la misère à les suivre… Pas vous?

Suite à cette nouvelle, il devrait plutôt DÉMISSIONNER!

http://www.lapresse.ca/actualites/politique/politique-quebecoise/201410/10/01-4808149-studios-mels-peladeau-reconnait-etre-intervenu.php

Imaginez un instant s’il devenait président de la Républik du Kébek…

Il n’ pas sa place à notre Assemblée nationale.

Quand c’était Alec Castonguay et Michel David qui dressait un parallèle entre Berlusconi et PKP dans un article dans l’actualité du 9 mars 2014, comment expliquer qu’ils n’aient pas été sommés de s’excuser comme c’est le cas pour le Dr Barrette??

Il n’avait pas encore était condamné pour fraude. Il est un fraudeur. Aujourd’hui en prison.
Est-ce bien le cas de PKP?

Comparer Pierre Karl Péladeau à Sylvio Berlusconi de triste mémoire en Italie, accusé de détournements, de fraudes, et, entre autre, de
pédophilie, d’usage de jeunes prostituées, d’accointances avec la mafia, est carrément diffamatoire. C’est de la mauvaise foi portée à son paroxysme.
Trouvez une seule instance où PKP s’est permis un seul de ces délits criminels.

Docteur Barette, ce membre de l’équipe des docteurs qui gouvernent le Québec à la place de soigner des malades et qui c’est plaint de l’intimidation. Et pourtant comme intimidateur tout azimut, utilisant aussi la violence des mots et le dénigrement outre mesure en est certainement un des maîtres!
Madame Beaulieu 2 poids, 2 mesures: 1 pour vos zamis et un autre pour tout ceux qui ne pensent comme les membres de votre secte.
Vous êtes reconnaissable à milles lieux, tout comme votre disciple François 1 l’homme au piton des idées collé jusqu’à la fin des temps alors qu’une parcelle de lui-même évoluera on ne sait où dans l’univers!

Les véritables maîtres d’un journal sont: le propriétaire, l’éditeur et le chef de pupitre.
Ce sont eux qui imposent la direction générale et la ligne de conduite aux journalistes.
Et quand un journaliste ne respecte pas la ligne de conduite dictée, on a tôt fait de le mettre au pas. D’aucuns connaissent la déconvenue d’un journaliste
de l’un de nos principaux médias qui a osé écrire quelque chose jugé dérogatoire envers son propriétaire..Il fut rétrogradé illico à la colonne des chiens enragés et des soirées de bingo. Il fut en pénitence pendant près d’une année. Ré-installé en poste, il n’a plus péché par après.
Une règle en or: il ne faut jamais présenter une nouvelle qui pourrait faire perdre les plus gros annonceurs. Du moins, jamais la présenter en une manière que les annonceurs jugeraient inacceptable. La réclame avant l’information.
Tout cela nous donne une information tronquée, manipulée, corrigée. À tel point, souvent, que ça en devient de la désinformation.
Depuis des années, les Desmarais, propriétaires de LaPresse, du Soleil et de nombre d’hebdos en province, ouvertement, commandent à leur sbires de la page éditoriale d’appuyer le fédéralisme et de rejeter l’indépendantisme. L’information au public est donc déformée en passant par ce prisme déformant.
Pourtant, nos élites politiques, tout amants de la démocratie qu’ils soient, acceptent cet état de chose.
À quand un tribunal de presse qui forcerait les propriétaires , tous les propriétaires, Desmarais et Péladeau,à demeurer neutres et assurerait aux journalistes la véritable liberté de presse.

C’est sans souligner que Desmarais a su s’imposer, voir dicter ses vues partout non seulement au Québec, au Canada mais aussi auprès de l’électorat Français en favorisant le bien petit Sarko.
Qui de nos premiers ministres n’a pas eu à allez faire la courbette au palais du roi et de la reine Quécoise?
C’est sans parler du nombre impressionnant de politiciens et premiers ministres provinciaux et canadiens qui sont directement ou indirectement des parents, des intimes et de grands amis: PET, Jean Chrétien, Paul Martin, Bob Ray, Bryan Molroney, Justin Trudeau, Georges W Bush, Sarkozy pour ne nommer que ceux-ci!
Il faudrait certainement une loi anti influences-extérieures qu’on pourrait appelé la loi Desmarais condamnant à la prison automatique les politiciens contrevenants!

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