Plaidoiries finales de la défense au procès de Dennis Oland

SAINT-JEAN, N.-B. – Sur la base des preuves circonstancielles présentées par la Couronne et du témoignage de l’accusé, Dennis Oland devrait être acquitté du meurtre non prémédité de son père, a plaidé lundi la défense.

Dans sa plaidoirie finale aux jurés, Alan Gold a soutenu que le procès n’avait pas permis d’éclaircir davantage le meurtre de l’homme d’affaires Richard Oland, âgé de 69 ans, dont le cadavre mutilé a été retrouvé dans son bureau de Saint-Jean, au Nouveau-Brunswick, le 7 juillet 2011. Son fils Dennis a été accusé du meurtre non prémédité.

Me Gold a plaidé que son client savait pertinemment que la secrétaire de son père serait encore au bureau lorsqu’il l’a visité, le soir du 6 juillet. Or, a-t-il soutenu, un meurtrier aurait au moins attendu que la secrétaire soit partie.

L’avocat de la défense a aussi rappelé le témoignage de deux employés travaillant à l’étage en dessous, qui ont entendu des bruits suspects entre 19 h 30 et 20 h. Or, des vidéos de surveillance démontrent qu’à cette heure-là, Dennis Oland et sa femme magasinaient à Rothesay, en banlieue de Saint-Jean.

Me Gold a indiqué aux jurés qu’à moins d’écarter complètement ces témoignages, ils devaient donc acquitter son client.

Me Gold a aussi minimisé les apparentes incohérences entre le témoignage de l’accusé et ses déclarations aux policiers après le meurtre. Selon l’avocat, Dennis Oland a remis les pendules à l’heure, en toute franchise, lors du procès, et ces contradictions s’expliquent par des «erreurs commises de bonne foi».

Les Oland sont issus d’une vieille famille d’entrepreneurs des Maritimes. L’aïeule Susannah avait fondé en 1867 une brasserie qui deviendra l’entreprise florissante Moosehead. Richard Oland n’était plus depuis longtemps un membre actif de l’entreprise familiale.