Plus d’un foyer sur deux au Québec possèderait un appareil mobile

MONTRÉAL – La popularité des appareils mobiles au sein des ménages québécois ne semble pas près de s’essouffler. Le Centre facilitant la recherche et l’innovation dans les organisations (CEFRIO) a remarqué une hausse marquée dans les dernières années, surtout auprès des foyers les plus modestes de la province.

Selon l’enquête du CEFRIO, 57 pour cent des ménages possèdent un téléphone intelligent et 51 pour cent ont une tablette.

L’augmentation la plus importante a toutefois été constatée sein des foyers déclarant un revenu de moins de 20 000 $. Alors qu’ils étaient moins de 18 pour cent à posséder un téléphone intelligent en 2013, ils étaient plus de 41 pour cent en 2015. Pour les tablettes, ce chiffre est passé de 6,5 pour cent en 2013 à 35,6 pour cent deux ans plus tard.

Par ailleurs, les tablettes semblent avoir la cote auprès des populations plus âgées. En 2013, moins de 5 pour cent des foyers abritant des gens de 75 ans et plus avaient ces appareils, par rapport à plus de 25 pour cent en 2015.

Malgré cette percée technologique chez les personnes âgées, ce sont encore les plus jeunes qui passent le plus de temps sur le Web, indique l’enquête du Centre. Les 18-24 ans investissent près 33 heures par semaine sur Internet en moyenne et sont suivis de près par les 25 à 54 ans, avec un total de 23,6 heures. Les 55 ans et plus ferment la marche avec 15,8 heures par semaine.

Sans surprise, les ménages québécois seraient également de plus en plus branchés. En 2015, plus de 86 pour cent des foyers étaient connectés à Internet, ce qui représente une hausse de 11,2 points de pourcentage par rapport à 2010.

Les ménages non branchés — qui formeraient tout de même 14 pour cent de la population — étaient généralement moins nantis et abritaient des habitants plus âgés.

D’ailleurs, selon les mêmes données, l’ordinateur personnel demeure l’outil le plus utilisé pour naviguer sur la toile, même si les tablettes sont de plus en plus répandues.

Pour arriver à ces données, le CEFRIO a interrogé un échantillon aléatoire de 1000 Québécois d’âge adulte en juin 2015. Les résultats ont été pondérés en fonction du sexe, de l’âge, de la région et de la langue. Pour tous les adultes, la marge d’erreur est de 3,1 pour cent, 19 fois sur 20. Pour la base d’internautes interrogés (les questions posées seulement aux utilisateurs d’Internet), la marge d’erreur est de 3,27 pour cent, 19 fois sur 20.