Plusieurs dignitaires et gens d’Église aux funérailles de Mgr Turcotte

MONTRÉAL – Dignitaires, gens d’Église et membres du public se sont rendus à la cathédrale Marie-Reine-du-Monde, à Montréal, où ont été célébrées vendredi les funérailles du cardinal Jean-Claude Turcotte, décédé le 8 avril dernier, à l’âge de 78 ans.

Voici diverses réactions recueillies sur le parvis:

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«Je ne l’ai pas rencontré très souvent (…) mais on était frappé par l’humanité profonde qui se dégageait de lui. Il a incarné l’Évangile, soit de penser à tout le monde dans la société, de se tenir près des plus défavorisés. C’est quelqu’un qui est arrivé au sommet de la hiérarchie de l’Église catholique, mais par la voie de l’engagement dans la communauté. L’empathie et la compassion, c’est des qualités qu’il faut retrouver dans nos sociétés.»

— Philippe Couillard, premier ministre du Québec.

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«C’est un homme qui avait beaucoup d’humanité. Il était facile à aborder, d’une compagnie extrêmement agréable et il avait beaucoup d’humour. C’était un homme de coeur remarquable. C’était une cérémonie très émouvante. Le cardinal, c’est un repère, dans une société où a besoin de repères comme cela. On peut être d’accord ou pas avec sa foi (…) mais c’était quelqu’un qui avait une grande cohérence et qui aimait beaucoup les gens. Il ne les jugeait pas et voulait les aider.»

— Lucien Bouchard, ex-premier ministre du Québec et ami personnel de Jean-Claude Turcotte.

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«C’est un ami de longue date. Je me vais me rappeler d’un homme bon et d’une grande dignité. Quelqu’un qui était toujours là pour les autres. Je perds plus qu’un ami, je perds un frère. Il transcendait la religion. Beaucoup de gens s’identifiaient à lui. J’ai vu quelqu’un de très progressiste, quelqu’un qui a fait avancer à la fois l’Église et Montréal. C’était quelqu’un qui adorait le sport, alors on se parlait souvent du Canadien de Montréal. Je suis sûr qu’on a une « plogue » en haut pour parler aux fantômes afin que l’on s’assure de gagner le match (vendredi soir).»

— Denis Coderre, maire de Montréal.

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«(Je retiens) sa gentillesse et sa simplicité. Il était toujours près des gens. Catherine (Pinhas, son épouse) et moi avons eu l’occasion de lui parler plusieurs fois. Nous l’avons croisé une fois en voyage en Europe. Il est venu s’asseoir avec nous dans l’aéroport pour discuter. Très généreux et ouvert. C’était un homme merveilleux.»

— Thomas Mulcair, chef du Nouveau Parti démocratique et de l’opposition officielle.

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«Lorsque j’ai été ministre de l’Éducation pendant trois ans, j’ai travaillé avec Mgr Turcotte pour redéfinir la place de la religion à l’école. C’est quelqu’un qui m’a beaucoup aidé à trouver des solutions, c’était pas quelqu’un qui était un croisé qui défendait le statu quo à tout prix, c’était quelqu’un qui était ouvert à suivre l’évolution de la société québécoise.»

— François Legault, chef de la Coalition avenir Québec (CAQ)

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«On dit adieu à un très grand Québécois qui était socialement très bien orienté. Les dossiers que j’ai eu à travailler avec lui visaient toujours la misère des uns, les problèmes, et l’un d’entre eux était le célèbre dossier des orphelins de Duplessis qui était une injustice horrible commise par notre État national. Avec le cardinal Turcotte, on a pu en discuter et en arriver à une décision humaine.»

— Bernard Landry, ancien premier ministre du Québec.

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«C’était une personne très, très près du peuple. Suzanne (son épouse) et moi allions régulièrement à la Maison du Père avec les itinérants, ‘ses gars’, comme il les appelait. À l’Accueil Bonneau, on passait des heures et des heures avec lui, toujours dans l’intimité, et on se sentait unique quand on était avec le cardinal Turcotte.»

— Gérald Tremblay, ancien maire de Montréal.

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«Il y a une dizaine d’années, son bureau avait communiqué avec le mien à l’époque où j’étais aux communications à la Sûreté du Québec. Mgr Turcotte voulait avoir une discussion avec moi sur les médias d’information. Il croyait important de pouvoir mieux s’adresser aux médias. On avait passé une journée ensemble à parler de la pratique de la communication. C’est un homme de vision. Il avait vu l’utilité de s’exprimer à travers les médias.»

— Robert Poëti, ministre des Transports et responsable de la région de Montréal.

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«C’est un homme extraordinaire et charmant que j’ai rencontré à quelques reprises quand j’étais ministre de la Culture. Il était très proche de la population et près des gens. Il va nous manquer. Sa personnalité, très forte, était très attachante. C’était un homme d’une très grande simplicité.»

— Christine St-Pierre, ministre des Relations internationales et de la Francophonie.

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«C’est un homme d’un grand coeur mais surtout d’une grande intelligence. Je suis de la communauté anglophone et Mgr Turcotte était très apprécié de la communauté grâce à son intelligence et sa profondeur. Il me fait penser au pape actuel (François) avec sa proximité avec les gens ordinaires.»

— Kathleen Weil, ministre de l’Immigration, de la Diversité et de l’Inclusion.

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«Ce que je retiens, c’est son grand sourire et sa foi profonde. C’était un homme pleinement intégré dans la vie montréalaise. Un homme près des gens, près du peuple, qui vivait selon ses valeurs et qui était un modèle pour tous les Québécois. Il vivait en fonction de ses convictions, en paix avec lui-même.»

— Steven Blaney, ministre fédéral de la Sécurité publique.

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«C’était l’un des rares prêtres qu’on rencontre qui était à l’aise avec les femmes, et j’ai écrit sur cela d’ailleurs. C’est qu’il a été élevé par ses soeurs, donc c’était un homme qui avait vécu quand il était petit avec des femmes. Il était plus à l’aise que la plupart des clercs le sont en présence d’une femme.»

— Denise Bombardier, journaliste, écrivaine et animatrice.

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«C’est un saint homme qui a fait beaucoup pour la communauté. Il mérite vraiment qu’on lui rende hommage. J’ai fait quelques levées de fonds avec lui. C’est un saint homme. Un bon vivant. Je vais retenir sa bonté, son dévouement. Il a fait beaucoup pour la communauté.»

— Lino Saputo, fondateur de l’entreprise Saputo.

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