Poursuite policière mortelle à Cacouna: le DPCP ne portera pas d’accusation

MONTRÉAL – Le Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) ne portera pas d’accusation relativement au décès d’un homme survenu en janvier 2015, à Cacouna, quand il est entré en collision avec un camion lors d’une poursuite policière.

Le DPCP a fait savoir vendredi qu’il estime que les deux policiers de la Sûreté du Québec (SQ) impliqués dans la poursuite n’ont pas contribué à la collision et n’ont commis aucune infraction criminelle.

Une enquête indépendante a eu lieu dans cette affaire, réalisée par la police de la Ville de Québec. Le DPCP s’est notamment basé sur ce rapport d’enquête pour prendre sa décision.

L’enquête a démontré que le conducteur du véhicule qui faisait l’objet de la poursuite policière a heurté de biais un véhicule lourd qui circulait en direction opposée sur l’autoroute 20 Est, à Cacouna, dans le Bas-Saint-Laurent, le 20 janvier 2015.

Il n’y a eu aucun contact entre le véhicule de patrouille et les deux véhicules impliqués dans la collision.

Quelques minutes avant la collision, les deux policiers de la SQ avaient été informés que le conducteur du véhicule avait consommé de l’alcool et qu’il était en détresse.

Ils ont donc intercepté le conducteur et ont constaté que ses yeux étaient injectés de sang et qu’il avait de la difficulté à sortir son certificat d’immatriculation. Il a refusé d’obtempérer à l’ordre du policier de lui remettre les clés du véhicule et le policier a tenté, sans succès, de s’emparer de celles-ci. Le conducteur a alors fui les lieux et les policiers ont enclenché une poursuite en circulant à une distance d’environ 300 à 400 mètres derrière le véhicule fuyard. Ils ont vu la collision de loin, est-il relaté dans le communiqué du DPCP.

Le DPCP conclut donc que l’intervention des policiers «était légale puisqu’ils avaient des motifs raisonnables de soupçonner que le conducteur du véhicule conduisait sous l’effet de l’alcool et ils avaient un devoir d’assurer la sécurité et la vie des personnes».

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