Primes: Yves Bolduc remboursera 27 000 $ et versera 28 000 $ à des oeuvres

QUÉBEC – Yves Bolduc remboursera un peu plus de 27 000 $ à la Régie de l’assurance maladie du Québec (RAMQ) pour des sommes perçues en trop pendant son double emploi de médecin et de député de l’opposition.

Tel qu’il s’y était engagé, le ministre de l’Éducation versera un montant du même ordre, 28 000 $, à deux organismes de charité, la Fondation Cap Diamant et l’Association des Grands Brûlés F.L.A.M.

De cette façon, le ministre «retournera 100 pour cent des primes reçues pour les patients pris en charge pour une période de moins de 12 mois», a indiqué son bureau dans un communiqué émis mardi après-midi.

Les vérifications demandées à RAMQ ont révélé que le Dr Bolduc avait reçu un montant de 54 145 $ entre le 23 avril 2013 et le 23 avril 2014, date à laquelle il a mis fin à sa pratique. En vertu des règles et modalités prévues à la lettre d’entente 245, la RAMQ récupère la moitié du montant si, dans les 12 mois suivant la date d’inscription d’un patient, le médecin ne peut plus assurer la prise en charge de la clientèle.

M. Bolduc est donc tenu de rembourser 27 072,50 $ à la RAMQ.

Dans l’espoir de faire taire les critiques, notamment celles des partis d’opposition exigeant sa démission, le ministre avait indiqué qu’il verserait un montant équivalent à une oeuvre de charité sans réclamer de crédit d’impôt.

«Je tiens à dire que je suis désolé du débat qu’a soulevé mon passage comme médecin dans une clinique médicale pour traiter et prendre en charge des patients alors que j’étais député au sein de l’opposition. Je suis très malheureux que cette situation ait pris la tournure d’une controverse, alors que mon seul objectif était de bien servir mes patients tout en étant un député dévoué», a affirmé le ministre Bolduc dans le communiqué.

M. Bolduc avait lui-même demandé à la RAMQ il y a trois semaines de vérifier s’il avait respecté les règles entourant le versement d’un montant de 215 000 $ pour la prise en charge de patients privés de médecin de famille. Il a reçu les conclusions de la régie mardi.

Relégué dans l’opposition à la suite de la défaite libérale de 2012, M. Bolduc a pratiqué la médecine pendant 19 mois en sus de ses fonctions de député. La lettre d’entente 245, qu’il avait lui-même signée à titre de ministre de la Santé dans le gouvernement Charest, lui a permis de réclamer entre 100 $ et 200 $ par nouveau patient.

Une fois de retour au pouvoir et nommé ministre de l’Éducation au printemps 2014, M. Bolduc a abandonné illico sa clientèle mais n’a pas renoncé aux primes.

«L’analyse des dernières semaines me permet de reconnaître que la prise en charge de patients à long terme ait pu être mal perçue dans l’opinion publique dans le contexte d’un gouvernement minoritaire, et alors qu’une élection générale pouvait survenir à tout moment», a concédé le ministre.

M. Bolduc a ajouté qu’il avait en tout temps agi dans le respect des règles en vigueur, qu’il avait reçu l’aval du commissaire à l’éthique pour sa pratique médicale et que les patients ont toujours été traités avec professionnalisme.

«Je veux aussi, encore une fois, exprimer mes regrets aux patients que j’ai dû quitter et leur dire que je suis très sensible à leur situation. En terminant, je souhaite que les gestes que je pose aujourd’hui puissent répondre aux préoccupations des citoyens que je continuerai de servir à titre de député et de ministre avec dévouement et intégrité», a déclaré M. Bolduc.

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M.Bolduc
Remise des fonds perçus en trop.
Pour nous citoyens payeurs de taxes ,le plus désolent de cette histoire est que :(si cette situation n’étais pas venue aux oreilles des contribuables ,les montants d’argent perçu en trop ne serait jamais retourner là où ils viennent.) Faut-il toujours que l’on découvre ce genre de « fraude » avant que les choses reprennent leur cours normal. Les excusent ne suffisent pas pour effacer le mal qui a été fait. N’en reste pas moins que comme élu par le peuple au gouvernement M.Bolduc vous deviez savoir que vos agissements n’étaient pas dans la norme des choses et vous avez ca-même accepter de recevoir ces sommes d’argent. Votre petite histoire est bien belle mais nous ne la croyons pas du tout. C’est une histoire pour les nigauds.
Je termine en vous disant que je garde en moi la rage au cœur et la grande déception de voir que nos élus travaillent pour leur bourse et pour le pouvoir sans se soucier des demandes du peuple qui les ont élu sur des promesses qu’ils ne verront jamais se réaliser.

Gérard Sévigny St-Joseph du Lac.