Problèmes de gestion et de leadership: Blais maintient la pression sur la CSDM

QUÉBEC – La Commission scolaire de Montréal (CSDM) doit changer en profondeur son mode de gestion, ses façons de faire et son leadership, sous peine de s’exposer à une mise en tutelle à très court terme, a réaffirmé jeudi le ministre de l’Éducation, François Blais.

La CSDM est une organisation sur-administrée et mal administrée, a jugé le ministre en point de presse, en s’engageant à maintenir la pression pour que la commission scolaire donne suite rapidement à ses engagements de se conformer aux recommandations du rapport de la firme Raymond Chabot Grant Thornton.

La veille, le ministre avait brandi la menace d’une tutelle, après avoir constaté le refus de la CSDM, la plus importante commission scolaire du Québec, d’appliquer des compressions de 9 millions $ à son budget, et ce, sans pour autant réduire les services aux élèves.

Le ministre Blais avait de plus dénoncé la lettre, qualifiée d’«odieuse», envoyée par la CSDM aux parents, dans laquelle on évoquait les pires scénarios de réduction de services, du transport scolaire aux services alimentaires.

Le rapport de la firme Raymond Chabot Grant Thornton, commandé par le gouvernement, en venait à la conclusion qu’il était possible de réduire les dépenses de 9 millions $, sur un budget de 1 milliard $, sans pour autant affecter les services à la clientèle scolaire.

Dans un communiqué rendu public mercredi en fin de journée, la présidente de la commission scolaire, Catherine Harel Bourdon, semblait faire amende honorable, en s’engageant à donner suite aux recommandations du rapport de vérification de la firme, notamment en présentant un plan de retour à l’équilibre budgétaire pour 2016-2017.

M. Blais a qualifié la position de Mme Harel Bourdon de «revirement assez important».

Cependant, la CSDM, qui compte 17 000 employés, doit maintenant «aller aux actes assez rapidement», a-t-il soutenu, et procéder sans tarder à un changement d’orientation et de leadership.

Impatient, il dit s’attendre à des gestes concrets «dans les prochains jours», rappelant à la direction de la CSDM que «la tutelle, c’est un moyen» d’atteindre les changements souhaités.

Les plus populaires