Procès Oland: les policiers ont attendu 2 jours avant d’examiner des toilettes

SAINT-JEAN, N.-B. – Les policiers ont utilisé les toilettes situées à l’extérieur des bureaux de Richard Oland pendant deux jours avant que celles-ci ne soient examinées par des agents de la police scientifique, ont appris les jurés au procès de Dennis Oland, mardi.

Interrogé par le procureur de la Couronne, P. J. Veniot, le sergent Mark Smith a reconnu que le délai l’avait inquiété.

Le policier a dit avoir découvert une feuille de papier de toilette souillée dans une poubelle. Les tests ont révélé la présence possible de sang. L’utilisation d’écouvillons pour examiner le robinet avait permis d’obtenir un résultat «présumé positif» quant à la présence de sang.

Ces toilettes étaient situées tout juste à l’extérieur des bureaux de Richard Oland, situés au premier étage d’un édifice de la rue Canterbury.

Dennis Oland, 46 ans, est accusé du meurtre non prémédité de son père, Richard Oland. Cette affaire a fait grand bruit, il y a quatre ans, lorsque le corps de M. Oland a été trouvé dans son bureau. L’homme d’affaires faisait partie d’une famille bien connue. Les Oland sont les fondateurs de la brasserie Moosehead.

L’accusé a plaidé non coupable.

Le témoignage du sergent Smith en était à sa quatrième journée.

Au cours du contre-interrogatoire, l’avocat de l’accusé a demandé au policier s’il avait donné des instructions aux agents pour qu’ils évitent de contaminer la scène de crime avant son départ de l’édifice.

«Non», a répondu le témoin, qui a ensuite laissé entendre plus tard que les policiers savaient quoi ne pas faire en pareil cas.

Plus tôt, le policier avait décrit les recherches pour retrouver du sang dans l’automobile de Dennis Oland, plus d’une semaine après la découverte du cadavre de son père. Il a indiqué que les agents avaient fait des tests dans 11 endroits du véhicule. Les résultats obtenus ont été peu concluants.

Il a aussi reconnu que les agents n’avaient pas tenté de trouver des empreintes digitales sur la porte des bureaux car des policiers l’avaient déjà ouverte.

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