Professeur canadien détenu à Jakarta: des policiers visés par une enquête

TORONTO – La famille d’un professeur canadien, détenu en Indonésie à la suite d’une condamnation largement critiquée pour agressions sexuelles contre des enfants, a indiqué que les policiers ayant été chargés de l’affaire controversée faisaient désormais l’objet d’une enquête.

Mais le frère de Neil Bantleman a dit qu’il était difficile de savoir ce qui pourrait ressortir de l’enquête de la Commission de la police nationale, faisant valoir que l’affaire avait été marquée par des problèmes depuis les débuts.

En entrevue, jeudi, Guy Bantleman a dit croire qu’il ne s’agissait toujours pas d’un examen par un «véritable organe indépendant».

Des médias indonésiens ont rapporté que des irrégularités alléguées dans les gestes des responsables de l’application des lois avaient entraîné l’enquête de la commission.

Neil Bantleman, 46 ans, de Burlington, en Ontario, et un professeur auxiliaire travaillaient à l’École interculturelle de Jakarta lorsqu’ils ont été arrêtés en juillet dernier, à la suite du signalement des parents d’un garçon âgé de six ans disant avoir été sodomisé. La police avait déjà arrêté cinq concierges qui travaillaient à l’école pour des accusations d’agression sexuelle contre un enfant en lien avec cette affaire.

Neil Bantleman et l’auxiliaire, Ferdinant Tjiong, ont par la suite été accusés d’avoir agressé sexuellement trois enfants à l’école. Ils ont subi un procès marqué par des éléments de preuve contradictoires, avant d’être condamnés à dix ans de prison en avril.

Les deux hommes ont continué de clamer leur innocence et critiqué la transparence et l’équité du procès, lors duquel ont été présentés des rapports médicaux de trois hôpitaux à Jakarta et Singapour n’ayant montré aucune blessure ou anomalie majeure dans l’état des trois enfants au coeur de l’affaire.

Neil Bantleman avait écrit au premier ministre Stephen Harper après avoir été reconnu coupable, soutenant que le processus était corrompu et que ses droits fondamentaux avaient été violés.

M. Bantleman a porté sa condamnation en appel.

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