Savoie est accusé de négligence pour la mort des garçons étranglés par un python

CAMPBELLTON, – Une accusation de négligence criminelle ayant causé la mort a finalement été déposée contre Jean-Claude Savoie relativement au décès de deux garçons étouffés par un python il y a un an et demi à Campbellton, au Nouveau-Brunswick.

La Gendarmerie royale du Canada a indiqué mardi qu’une accusation avait été formellement déposée contre Savoie lundi, en cour provinciale.

Connor Barthe, six ans, et son petit frère Noah, quatre ans, avaient été retrouvés morts le 5 août 2013 dans l’appartement de Savoie, à Campbellton, où ils passaient la nuit. Le python de Seba de l’accusé avait réussi à quitter son vivarium, et la GRC a soutenu par la suite que le serpent constricteur de 45 kilos avait emprunté un conduit de ventilation qui avait cédé sous son poids. Le serpent était alors tombé dans le séjour où dormaient les garçons.

Selon la GRC, les autopsies ont révélé plus tard que les bambins étaient morts par asphyxie.

Savoie a été arrêté le 5 février dernier à Montréal, où il a élu domicile depuis la tragédie. Son avocat, Leslie Matchim, soutenait alors que l’enquêteur principal de la GRC au dossier lui avait dit que Savoie ne serait pas accusé dans cette affaire. Mais la police a poursuivi son enquête et a confié ensuite le dossier à la Couronne, afin de déterminer si une accusation devait être portée.

Savoie devra comparaître à Campbellton le 27 avril pour répondre à l’accusation de négligence criminelle ayant causé la mort. La peine maximale pour cette offense est la prison à vie.

À la suite du décès tragique des garçons, les responsables de la faune avaient effectué une perquisition dans le commerce d’animaux «exotiques» Reptile Ocean, situé sous le logement de Savoie. Ils avaient saisi 23 reptiles interdits dans la province à moins d’obtenir un permis, et fait euthanasier quatre alligators. Mais selon Me Matchim, le ministère des Ressources naturelles, après enquête, avait renoncé à porter des accusations.

Il est interdit de posséder un python de Seba au Nouveau-Brunswick depuis 1992, à moins d’exploiter un zoo accrédité et d’obtenir un permis spécial.

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