Quatre Britanniques accusés d’agression sexuelle à Halifax veulent rentrer

HALIFAX – Une enquête préliminaire a été prévue en avril prochain pour éclaircir les allégations pesant contre quatre marins britanniques accusés d’avoir agressé sexuellement une femme à Halifax.

Simon Radford, Joshua Finbow, Craig Stoner et Darren Smalley participaient en avril dernier à un tournoi de hockey en Nouvelle-Écosse, avec les forces armées locales, lorsqu’ils ont été arrêtés.

La Couronne prétend que les membres de la Marine royale ont participé à une «agression sexuelle de groupe» le 10 avril, dans un baraquement de la Base des Forces canadiennes Shearwater.

Les quatre hommes n’ont pas encore fait de plaidoyer et aucune des allégations n’ont encore été prouvées en cour.

Mardi, le tribunal a appris que Darren Smalley avait choisi d’être jugé par un juge et un jury de la Cour suprême de la Nouvelle-Écosse. En vertu du Code criminel, lorsque deux personnes ou plus sont accusées du même crime, si l’un des accusés choisit de subir un procès devant un juge et un jury, les autres doivent suivre, a expliqué à l’extérieur de la salle d’audience le procureur de la Couronne, Scott Morrison.

Les quatre hommes ont été libérés sous caution après avoir été transférés d’une base militaire de Halifax à une autre en Alberta. Une cour provinciale a accordé le mois dernier une modification des conditions de libération pour leur permettre d’être transférés à la base de Suffield, où est située une unité d’entraînement militaire britannique.

Darren Smalley a été le seul des quatre marins à comparaître mardi. Les trois autres ont déposé des demandes de changements à leurs conditions de libération pour leur permettre de rentrer au Royaume-Uni. D’après M. Morrison, la Couronne s’y opposera à l’audience prévue le 11 août.

«La position de la Couronne est que nous avons créé un plan de libération conditionnelle qui leur permet un niveau substantiel de liberté, mais les garde dans le pays pour que nous nous assurions qu’ils fassent face à la justice, tel que prévu par la loi», a expliqué le procureur Morrison.

L’avocat de la défense, Marc Knox, qui représente Joshua Finbow, croit que les hommes devraient pouvoir quitter le pays.

«Ils veulent rentrer chez eux pour travailler là-bas, a-t-il fait valoir. Ils veulent rentrer chez eux, comme tout le monde le voudrait.»