Recherche et sauvetage : un temps de réponse plus court est mis à l’épreuve

OTTAWA – L’Aviation royale canadienne prévoit mettre à l’épreuve un programme de recherche et sauvetage élargi et plus flexible avec un temps de réponse plus court sur la côte Est dans la prochaine année, alors que l’achat longuement attendu d’aéronefs à voilure fixe est sur la glace.

La Défense nationale a évalué discrètement les bénéfices de positionner ses hélicoptères et ses aéronefs de recherche et sauvetage à voilure fixe pour répondre en 30 minutes ou moins à un appel d’urgence, 24 heures par jour, sept jours par semaine.

Une intervention illimitée en 30 minutes ou moins a été longtemps perçue par l’Aviation royale canadienne comme étant trop coûteuse et nécessitant trop de ressources humaines.

Mais dans la foulée d’un rapport du vérificateur général accablant au printemps de 2013, la Défense nationale a amorcé une série de tests avec diverses escouades à travers le pays, dont des bases à Trenton, en Ontario, à Winnipeg, et à Victoria, en Colombie-Britannique.

Des documents obtenus par La Presse Canadienne grâce à la Loi sur l’accès à l’information indiquent que ces tests seront étendus à Halifax cet été.

Le gouvernement Harper devait lancer un appel d’offres l’an dernier pour le programme d’achat d’aéronefs de recherche et sauvetage à voilure fixe, en suspens depuis une décennie, mais cela n’a pas été fait, et il faudra attendre encore plusieurs mois avant qu’Ottawa ne procède.