Recours collectif pour l’atterrissage brutal à Halifax d’un Airbus d’Air Canada

HALIFAX – Les avocats qui plaideront la demande de recours collectif à la suite de l’atterrissage brutal d’un appareil d’Air Canada à Halifax, en mars, ont rencontré une quarantaine de passagers, mercredi, pour les inciter à s’inscrire à la poursuite en dommages.

Dans la requête déposée en avril en Cour suprême de Nouvelle-Écosse, les représentants du recours collectif soutiennent qu’Air Canada n’a pas formé adéquatement son personnel navigant pour manoeuvrer l’Airbus A320.

Ils reprochent aussi à l’équipage de ne pas avoir renoncé à atterrir lorsqu’il s’est aperçu qu’un atterrissage sécuritaire devenait périlleux ou impossible à cause des conditions météo — du moins, il aurait dû s’en apercevoir.

Ces allégations n’ont pas encore été examinées par un tribunal, et les défendeurs n’ont pas présenté leurs exposés.

Au moment de se poser à Halifax, le 29 mars, le vol 624 d’Air Canada, en provenance de Toronto, a heurté une batterie d’antennes et a touché le sol 335 mètres avant le début de la piste. Il a glissé ensuite sur le ventre avant de s’immobiliser 335 mètres plus loin. Les 133 passagers et cinq membres d’équipage ont survécu à l’atterrissage brutal, mais environ 25 personnes ont été conduites à l’hôpital.

Les représentants au recours collectif réclament des dommages et intérêts pour souffrances et douleurs, pour pertes de revenu passés et futurs, ainsi que pour frais de soins de santé passés et à venir, notamment.

Le recours vise Air Canada, Airbus SAS, NAV Canada, l’administration aéroportuaire de Halifax, le Procureur général du Canada, mais aussi le commandant de bord et son copilote.

Il s’agit de la deuxième demande de recours collectif présentée dans ce dossier. Un peu plus de trois semaines après l’accident, une première demande était déposée pour intenter un recours de 12 millions $ en dommages contre Air Canada, Nav Canada et l’administration aéroportuaire, de même que le capitaine et son copilote.