Les libéraux veulent le nom du député réélu visé par une enquête de l’UPAC

QUÉBEC – Le mystère qui plane sur l’identité du député libéral visé par une enquête policière de l’Unité permanente anticorruption (UPAC) a créé un malaise jeudi dans les rangs libéraux, en marge de l’assermentation des 70 députés élus sous la bannière du Parti libéral du Québec (PLQ) le 7 avril.

Le député de Marguerite-Bourgeoys, Robert Poëti, un ancien policier de la Sûreté du Québec, a paru excédé par les informations diffusées la veille par Radio-Canada. «Que Radio-Canada donne le nom. On veut le savoir. Les citoyens du Québec veulent le savoir et la police doit le savoir», a-t-il commenté brièvement, avant de tourner les talons, avant la cérémonie.

Le premier ministre élu, Philippe Couillard, a été plus nuancé, en mettant en doute la véracité de l’information.

Selon lui, il n’y a «aucune évidence» que l’information soit fondée. De toute façon, il a assuré qu’il ignorait le nom du député en question. «Je n’ai pas cette information», a-t-il répondu aux journalistes qui le pressaient de questions.

D’après ce reportage, un des députés libéraux réélus le 7 avril fait l’objet d’une enquête de l’UPAC, en plus de trois ex-parlementaires sous le gouvernement de Jean Charest, autour d’allégations de financement illégal du PLQ.

«L’ensemble de la classe politique, incluant le Parti québécois, est interpellé» par ces questions d’intégrité, a commenté M. Couillard, qui s’est engagé plus tard, au terme de l’assermentation de son équipe, à diriger un gouvernement «compétent, responsable, intègre et transparent».

«Nous n’avons pas le droit» de décevoir les électeurs, a-t-il ajouté durant son allocution, après l’événement qui se tenait dans le décor solennel du Salon rouge du parlement. «Nous ne les décevrons pas», a promis M. Couillard.

Le premier ministre élu a rappelé notamment que son gouvernement aurait le «devoir unique, historique, d’assurer la pérennité de notre langue et de notre culture».

Il a aussi rappelé l’attachement du Québec envers le Canada, s’engageant à assurer la pleine participation de son gouvernement «à la fédération canadienne».

En matinée, l’opposition péquiste réunie en caucus a fait pression sur les libéraux pour qu’ils fassent toute la lumière sur les présumées infractions à la loi sur le financement des partis politiques commises par d’anciens collègues libéraux.

Le premier ministre élu doit prendre les devants et divulguer toutes les informations qu’il possède relativement aux allégations de malversations dans le financement du PLQ révélées mercredi dans le cadre d’une enquête de l’UPAC, ont réclamé en choeur les députés péquistes jeudi.

M. Couillard n’est plus chef de l’opposition et ne peut donc plus se défiler, a plaidé notamment le député de Rosemont, Jean-François Lisée, avant de participer à une réunion du caucus péquiste.

Il doit dire à la population toute la vérité sur ce qu’il sait et dès maintenant, selon lui.

Le chef parlementaire de l’opposition péquiste, Stéphane Bédard, a lui aussi fait valoir que M. Couillard devait faire preuve de transparence, tel que promis en campagne électorale.

La députée de Taschereau, Agnès Maltais, est revenue à la charge pour réclamer du premier ministre élu qu’il rende des comptes à la population sans attendre, par exemple sur la double comptabilité des contributions au PLQ mise au jour par l’UPAC. Elle exige de savoir combien d’argent reçu illégalement a été caché de cette manière.

Les documents rendus publics mercredi font état de déclarations assermentées ayant servi aux policiers pour obtenir un mandat de perquisition au siège du PLQ, l’été dernier.

L’ex-ministre libérale Nathalie Normandeau a été éclaboussée par les allégations contenues dans ces documents. Elle est soupçonnée d’avoir été au coeur d’une vaste conspiration criminelle ayant permis à certaines entreprises d’obtenir des contrats en échange de généreuses contributions illégales au PLQ. Mme Normandeau a répliqué en disant qu’elle n’avait rien à se reprocher.

Le PLQ aurait eu recours à une double comptabilité en créant une fausse «127e circonscription virtuelle» qui servait à recueillir discrètement des dons illégaux des entreprises.

L’assermentation des élus péquistes et caquistes aura lieu mardi, tandis que celle des trois députés de Québec solidaire se déroulera la semaine suivante.

Les commentaires sont fermés.

Je suis tanné d’entendre parler de la corruption on le sait et aucun parti politique a pattes blanches. Les Québécois on élu un nouveau gouvernement qu’on le laisse gouverner, la commission Charbonneau suit son cours et l’UPAC continu à enquêter.
Pourquoi toujours poser des questions au nouveau Premier Ministre Couillard y-a-t’il quelqu’un journaliste ou d’autres personnes qui vont poser des questions à Jean Charest lui il a été là pendant longtemps devrait savoir ou il était comme le maire Tremblay (il ne le savait pas) . On a vu avec les juges, les postties……

Vous avez raison pourquoi s’acharner sur P.Couillard, Posez les questions .a J. Charest et à l’équipe précédente. Ce ne sont que des allégations après tout, et quand les coupables seront connus s’il y en a ils seront punis. On a eu droit à 35 jours de boue durant la campagne ,et cela continu. Qu’on le laisse gouverner et on jugera après.

« Ce ne sont que des allégations »…j’admire votre déni…
Mais lorsque que vous ajoutez » on a eu droit à 35 jours de boue » là, je craque…depuis des lustres celui qui lance la boue prétend en être la victime…
Soyez lucide, arrêtez de dire c’est pas lui, c’est les autres…soyez partisans mais pas aveugles.

Je seconde.

Marre d’entendre les ALLÉGATIONS à go-go qui souvent (mais des années après!) se trouvent non fondées.

Les journaleux veulent vendre de la copie sans égard envers les victimes de leurs torchons.

Et pourtant si les journalistes continuaient à harceler le PQ sur la question de la souveraineté et sur le référendum, questions tout à fait légales, sans aucun doute vous n’y verriez pas de problèmes.
À quoi donc peut bien ressembler, quelqu’un qui ne voit pas de problèmes si on s’acharne sur quiconque d’autres que les siens, peut importe les sujets, et surtout qui souligne avec insistance de lui laisser faire ce qu’il veut sans se poser de questions ?
Les gagnes de rues, la mafia, les organisations criminelles, ceux qui participent au blanchiment d’argent comme les institutions financières, ceux qui tirent les ficelles « légalement » comme les Desmarais sans jamais avoir besoin de se présenter au jugement de la population en par exemple se présentant à des élections, les associations d’affaires, plusieurs de nos élus comme Tremblay au Saguenay et Labaume à Québec, des associations d’hommes d’affaires, des regroupements de médecins, le docteur Couillard et tutti quanti ou illégalement comme son grand ami docteur Porter, les pmes et les entreprises qui cachent des revenus ou déclarent des fausses déductions comme des épouses qui n’ont jamais fait une seconde de travail dans leur entreprise, ceux qui se servent des paradis fiscaux sans vouloir que l’on en parle et qui d’autres ?

1-Le salaire de M.Charest qui a ete garder secret pendant dix ans.
2-L’executif du parti et secretaire tresorier savait a qui il fait le cheque.
3-Les statuts du parti le permet-il ?
4-Les lois pour un premier ministre une double renumeration ou plusieur renumeration ne doit-elle etre en concordance avec les lois et statuts de l’assemble nationale ?
5-La comission Bastarache nous a appris que les nominations partisans de parti avec le petit papier jaune .
6-Le $100,000 $$$$$$$beaucoup de « bacon » dans les coffres et aussi de pression sur les ministes et qui est clair plus tu ramasse de « bacon » plus tu de chance de ? voila un autre exemple de plus d’argent dans les coffres du parti liberal et moins d’argent pour le tresor quebecois et moins pour les contribuables car d’un bord tu encaisse et de l’autre tu paye tu paye alors comment le contribuables se sort de cette problematique avec la comission Charbonneau.
7-Pour conclure et la nous apprenons la 127 circonscriptions virtuelle,ont la trouve ou dans les lois et statuts celle la, les tavailleurs et leur familles ont remplis leur mandat en payant et payant jour apres jour,semaine apres semaine,mois apres mois,et annee apres annee,et un grand menage doit avoir lieu de la part des tribunaux et la comission Charbonneau doit faire la lumiere pour tous ceux qui ont suivi les regles et tous ceux qui sans vouloir non pas suivi les regles il y va de la validation democratique des partis et de la protection de nos leaders qui veulent servir.
La veritable question chaque dollars ramasser coute l’argent a qui aux contribuables peut importe le parti vous ,moi,nous tous.
Bonne reflexion. Ecris avec un pointeur lazer alors pas d’accent.