Rheinmetall décroche un contrat de 493 M$ pour des technologies militaires

SAINT-JEAN-SUR-RICHELIEU, Qc – La firme Rheinmetall Canada de Saint-Jean-sur-Richelieu a décroché deux contrats militaires pour la fourniture de technologies qui, si les essais s’avèrent concluants, pourraient s’élever à 493 millions $ et créer 80 emplois.

L’annonce en a été faite lundi à Saint-Jean-sur-Richelieu par le ministre de la Défense nationale, Jason Kenney, qui s’est bien défendu de vouloir profiter de l’approche d’une élection.

«Nous travaillons depuis des années sur tous ces projets-là», a affirmé le ministre, précisant que l’annonce survenait maintenant parce que le processus d’attribution de ces contrats venait d’arriver à terme.

Selon le ministre, il ne pouvait plus attendre pour aller de l’avant avec ce projet qui était en attente depuis un certain temps déjà.

«Franchement, ça prend trop de temps pour faire l’approvisionnement d’équipement militaire et je ne veux pas retarder les annonces et le lancement des projets pour des raisons électorales», a dit M. Kenney.

«Si on ne fait pas les annonces maintenant, cet été, sur ces projets-là, ça prendra plusieurs mois à la suite des élections pour les faire», a conclu le ministre.

Dans un premier temps, Rheinmetall produira un nombre limité «d’équipement intégré du soldat», un amalgame d’armes et d’accessoires électroniques qui permet aux soldats de rester en contact avec leur équipe sur le champ de bataille. Il comprend notamment une radio, un ordinateur qui ressemble à un téléphone intelligent muni d’un logiciel de gestion du combat, un GPS et un casque d’écoute.

Cet équipement sera mis à l’essai jusqu’au printemps 2016 et une fois cette phase complétée, Rheinmetall devra fournir un peu plus de 4000 de ces équipements à compter de décembre 2016, un contrat totalisant 250 millions $ qui devrait créer et maintenir une cinquantaine d’emplois.

Le second contrat vise la fourniture de 10 systèmes de radar mobiles destinés à la détection des emplacements d’armes de tir indirect, tels les mortiers, les pièces d’artillerie ou les lanceurs de roquettes ainsi qu’à la surveillance d’avions, hélicoptères ou autres menaces aériennes.

Rheinmetall doit fournir ces radars moyenne portée sur une période de trois ans et offrir le soutien requis, un contrat totalisant 243,3 millions $ qui devrait mener à la création d’une trentaine d’emplois. La livraison des systèmes radars devrait commencer en 2017.

Bien que certaines technologies doivent être mises à l’essai, le ministre Kenney n’a aucun doute qu’elles seront implantées rapidement.

«Ce ne sont pas des systèmes théoriques; ce sont des systèmes réels, bien éprouvés et ça va donner les outils de pointe technologiques aux militaires canadiens.»

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