Santé maternelle: le taux de mortalité a baissé, mais les défis demeurent

VANCOUVER – Sept mille gynécologues et obstétriciens provenant des quatre coins de la planète sont réunis à Vancouver jusqu’à vendredi afin de développer des stratégies qui permettront d’améliorer la santé maternelle et reproductive à travers le monde.

La Fédération internationale de gynécologie et d’obstétrique a publié un rapport, mardi, dans le cadre de son congrès triennal disant que beaucoup de travail reste à faire dans ces deux domaines.

Selon le rapport, les défis à relever concernent autant le taux de mortalité élevé lié au cancer du col de l’utérus dans les pays disposant de moins de ressources que les avortements réalisés dans des conditions non sécuritaires et les millions de mères vivant avec le VIH en Afrique subsaharienne.

Lors d’une conférence de presse lundi, le président de la Fédération, Sabaratnam Arulkumaran, a toutefois reconnu que les choses avaient progressé depuis le dernier congrès de l’organisation.

Il a notamment évoqué l’important recul du taux de mortalité maternelle mondial, qui est passé de 540 à 280 décès sur 100 000, une baisse de 45 pour cent.

M. Arulkumaran a affirmé que ce taux pouvait encore chuter et que le but du congrès était d’élaborer un plan d’action afin d’atteindre cet objectif.

D’après lui, les médecins peuvent sauver encore plus de vies en améliorant les services d’urgence en obstétrique, en fournissant des avortements sécuritaires et en rendant la contraception accessible.

Sabaratnam Arulkumaran a précisé que la Fédération visait 20 pays comptant pour 77 pour cent du taux de mortalité maternelle et 74 pour cent du taux de mortalité infantile dans le monde.

L’organisation croit qu’en se concentrant sur les neuf causes clés de mortalité, ces taux pourraient être réduits de moitié d’ici 2035.

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