Secteur public: Québec offre 3 pour cent d’augmentation salariale en 5 ans

QUÉBEC – Un affrontement semble inévitable entre le gouvernement et ses employés, alors qu’un gouffre sépare les demandes syndicales des offres salariales présentées lundi par le président du Conseil du trésor, Martin Coiteux.

Québec offre à ses employés trois pour cent d’augmentation de leur rémunération au cours des cinq prochaines années.

La hausse serait répartie ainsi: gel des salaires les deux premières années et un pour cent d’augmentation durant les trois années subséquentes. L’impact supplémentaire sur le trésor public est évalué à 1,2 milliard $.

Le front commun intersyndical, qui exige un rattrapage salarial, réclame plutôt 13,5 pour cent d’augmentation étalée sur trois ans.

Le processus de négociations qui s’amorce s’annonce donc ardu.

Avant même la conférence de presse de M. Coiteux, les porte-parole syndicaux multipliaient les images fortes pour exprimer toute leur indignation. Les offres gouvernementales, ce sont «cinq pages de mépris» envers les travailleurs de l’État, a commenté en point de presse le porte-parole de la Fédération autonome de l’enseignement (FAE), Sylvain Mallette.

Les conventions collectives des 541 000 employés des secteurs public et parapublic de l’État viennent à échéance le 31 mars 2015. En vertu des conventions collectives actuelles, les employés de l’État recevront aussi, comme prévu, une augmentation de salaire de 1 pour cent, à compter du 1er avril.

Aux yeux du gouvernement, le retour à l’équilibre budgétaire demeure incontournable, et il passe par un contrôle serré des dépenses gouvernementales, dont 60 pour cent du total est consacré à la rémunération des employés, a rappelé le ministre Coiteux en conférence de presse.

Québec a calculé que les demandes syndicales équivalaient à alourdir le fardeau de l’État de 10,8 milliards $ en trois ans, un luxe que le Québec n’a pas les moyens de s’offrir, selon le ministre Coiteux.

Il rappelle qu’à ses yeux les conditions de travail actuelles des fonctionnaires sont «excellentes».

Un des aspects de l’offre patronale risque de faire réagir particulièrement les syndiqués: Québec va revoir le régime de retraite de ses employés (RREGOP), qui deviendra moins avantageux. L’âge de la retraite sans pénalité passera de 60 à 62 ans. La période de référence servant à établir la rente de retraite passera de cinq à huit ans.

Après avoir écorché les syndicats d’employés municipaux, avec le projet de loi 3 qui revoyait leurs régimes de retraite, Québec cherchera donc à s’en prendre à celui de ses propres employés, une hérésie aux yeux des centrales syndicales.

Elles croient que le but véritable du gouvernement consiste à amener le plus grand nombre à quitter le navire au plus tôt. On pousse les gens à la retraite, a fait valoir la présidente de la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ), Régine Laurent, en rejetant la nouvelle méthode privilégiée pour calculer la rente de retraite d’un employé.

«Le message, c’est: fuyez! Parce que si vous restez, ça va coûter beaucoup plus cher pour travailler. La victoire est dans la fuite», selon sa perception de la position patronale.

«Ce n’est pas le but», a répliqué le président du Conseil du trésor.

Dans les jours qui viennent, suivront les offres sectorielles. Québec annoncera diverses mesures visant à revoir l’organisation du travail dans la fonction publique comme telle, mais aussi dans les commissions scolaires, les cégeps et le réseau de la santé et des services sociaux. Le but: épargner encore plus de fonds publics en obtenant plus de «flexibilité» de la part des employés.

«La gestion des ressources humaines doit présenter plus de flexibilité et plus de souplesse qu’elle ne le fait actuellement. Il faut absolument innover sur ces aspects si l’on souhaite se doter d’un État du 21e siècle. C’est incontournable et c’est pourquoi ces négociations sont importantes», a fait valoir M. Coiteux.

Malgré des offres rejetées d’emblée par les syndicats, M. Coiteux a dit espérer éviter un affrontement avec eux.

Les propositions du gouvernement sont «raisonnables» et tiennent compte du contexte des finances publiques, selon M. Coiteux qui espère voir les porte-parole syndicaux faire preuve de «responsabilité». Il a bon espoir d’en arriver à une entente négociée.

Sylvain Mallette, de la FAE, a résumé en une phrase-choc le fait que Québec ait choisi de présenter ses offres à la mi-décembre: «Le Père Noël est une ordure», a-t-il jugé.

«Si on avait moins pris le gouvernement pour un Père Noël dans le passé, je pense qu’on ne serait peut-être pas dans la situation dans laquelle on est aujourd’hui. Il faut voir l’État comme l’affaire de tous», a répliqué M. Coiteux au leader syndical.

Les commentaires sont fermés.

Pendant que le gouvernement du Québec offre de très maigres augmentation aux employés de l’état, la ville de Québec a signé avec ses employés des augmentations de 15% sur 8 ans.

« reverrait aussi » à ne pas confondre avec « va revoir »; tout comme l’on devrait lire « deviendrait moins avantageux » et « passerait de 60 à 62 ans ». Rappelons qu’il s’agit de propositions et non pas de résultats de la négociation, qui, soulignons-le, reste toute entière à être faite.

L’Hydro, la S.A.Q, ça rapporte de l’argent dans la caisse, jamais ont entend le gouvermenent dire que les salaires de ses employé(es) ne sont que des dépenses. Pourquoi que les employé(es) du réseau de la santé ne sont que des dépensent ??? Ça ne serrent à rien un employé(e) du réseau de la santé.

3% sur 5 ans c’est encore trop!!!

GEL total et entier sur 5 ans serait acceptable. En plus, ne remplacer qu’un employé sur trois et couper dans les privilèges (coupure importante des congés, allongement des heures de travail, révision à la baisse des plans et assurances, élimination de la sécurité d’emploi, etc…) de ces arrogants fonfons.

Pas contents? Qu’ils viennent dans le privé juste pour voir.

Peut etre que dans le passé on avait de vonne conditions de travail, si courir toute la journée pour to icest correct vient on t attends pour travail en santé .et faire 35 ans de services a 4o ans .

« Pas contents? Qu’ils viennent dans le privé juste pour voir. »

Donc, vous êtes partisan du nivellement par le bas? Si les entreprises ont la possibilité de fournir des salaires de crèves-faim, alors les fonctionnaires devraient se plier aux mêmes conditions?

Nivellement par le bas??? À ce compte, pourquoi ne pas payer chacun de nos fonfons $ 1 MILLION par année histoire de niveler par la haut comme vous semblez le préconiser?

TOUS les services actuellement fournis par la fonction publique peuvent être donnée par le privé de façon plus économique et plus efficace. Si le privé est capable de construire des maisons, de nourrir la population, de fournir des vêtements, de produire une foule de biens et services à coût très raisonnable, il peut parfaitement remplacer les fonfons et nous donner un bien meilleur service.

Tenez…par exemple, c’est quand la dernière fois où vous avez dû attendre 27 heures dans un Walmart pour vous faire servir? C’est quand la dernière fois où une personne est morte sur les listes d’attente d’un Canadian Tire? Et on ne parle pas ici d’un bien essentiel. Pourtant, c’est la norme dans nos urgences qui devraient nous fournir un service rapidement et de qualité. Allez-y voir et revenez ici nous en donner des nouvelles…

Les salaires dans le privé sont en fonction d’un système simple et efficace: l’offre et la demande. Pas sur l’ancienneté.

Comment se fait-il que le gouvernement n’ait pas pensé de la même façon, lorsqu’il a augmenté tous ses spécialistes de la santé au début de l’automne? C’est toujours les mêmes qui empochent et les mêmes qui perdent de l’épaisseur dans leur portefeuille. Où est l’équité? Pour tous ceux qui le peuvent, c’est le temps de prendre sa retraite avant de devoir se rendre à l’école avec une marchette.

La même vieille chanson Anti-fonfon qui pogne toujours autant, parce qu’à part les infirmières, les employés de l’État ne jouissent d’aucun capital de sympathie. Évidemment, quand on pense comme cela , on est imperméable au faits et aux statistiques sur l’évolution relative de la rémunération globale (cf. ISQ). Devant tout cela je ne peux m’empêcher de penser à l’attitude du joueur de hockey très ordinaire mais en même temps très arrogant, tout simplement parce qu’il joue pour une équipe gagnante. Pathétique et primaire.

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