Sirop d’érable : la menace venue du Sud

Les cabanes à sucre du nord-est des États-Unis tournent à plein régime, à un point tel qu’elles menacent l’hégémonie du Québec sur le marché mondial du sirop d’érable.

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Photo : S. Bouchard/Alamy

Les cabanes à sucre du nord-est des États-Unis tournent à plein régime, à un point tel qu’elles menacent l’hégémonie du Québec sur le marché mondial du sirop d’érable.

Les acériculteurs américains ont plus que doublé leur production en 15 ans. Celle-ci a atteint 34 millions de livres en 2014.

La production québécoise, trois fois plus importante, a toutefois progressé à un rythme beaucoup plus lent. Du coup, la mainmise du Québec sur le marché mondial de l’or sucré a chuté, passant de 81 % à 71 % de 2000 à 2014.

Selon une étude récente commandée par la Fédération des producteurs acéricoles du Québec (FPAQ), la part québécoise pourrait tomber à 63 % en 2018.

Faut-il sonner l’alarme ? « Non, soutient Paul Rouillard, directeur général adjoint à la FPAQ. On assiste à une légère érosion de la position dominante du Québec, mais nos acériculteurs font de plus en plus d’argent. Qui va s’en plaindre ? »

Le prix du sirop d’érable a en effet doublé depuis 15 ans, porté par une hausse soutenue de la demande partout dans le monde. Et les producteurs québécois, qui vendent plus de la moitié de leur sirop aux Américains, pourraient regagner du terrain aux États-Unis en 2015 en raison de la baisse du dollar canadien, qui rend le sirop québécois plus abordable pour les consommateurs américains.

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2 commentaires
Les commentaires sont fermés.

Oui nous devrions voir nos ventes augmenter en raison de la baisse du dollar canadien. Mais qui va en bénéficier les acheteurs ou les producteurs?
Qu’est-ce que l’administration de FPAQ fait pour tirer avantage de cette situation?
En général, la FPAQ nous garde ça sous silence comme le salaire des administrateurs et du conseil d’administration.
Il y a un manque de transparence de la part des administrateurs.

Et pendant ce temps là, il y a des millions de litres de sirop d’érable qui pourrissent dans un entrepôt, car La Fédération des producteurs acéricoles du Québec (le syndicat de l’UPA) se pogne le beigne et ne veut pas que les producteurs puissent faire leurs propre mise en marché.