Stéphane Dion annonce la levée graduelle des sanctions contre l’Iran

OTTAWA – Le Canada lève les sanctions contre l’Iran.

Le ministre des Affaires étrangères, Stéphane Dion, a annoncé mardi qu’Ottawa appliquera ainsi l’entente conclue par les Nations unies, assurant une levée des sanctions internationales à condition que l’Iran renonce à utiliser le nucléaire à des fins militaires.

Le ministre a dit que la levée des sanctions se fera graduellement. Ottawa ne commencera donc pas par la réouverture de l’ambassade.

«On va y aller étape par étape. Et ça, ce n’est certainement pas la première étape», a déclaré le ministre Dion à sa sortie des Communes.

«Les relations avec l’Iran doivent être rétablies seulement quand ça a du sens au point de vue des intérêts et des valeurs du Canada. Et ça doit être fait de façon très, très responsable et prudente», a-t-il ajouté.

C’est d’ailleurs une question sur les intérêts de Bombardier qui a poussé le ministre à révéler que le Canada levait les sanctions contre l’Iran.

«Il a été rapporté que Bombardier tente de faire des affaires en Iran», a fait remarquer le député conservateur Tony Clement durant la période des questions.

«Les sanctions sont là pour des raisons légitimes, pour ses menaces concernant l’existence d’Israël et son support au terrorisme. Est-ce que Bombardier sait quelque chose que le reste du Canada ne sait pas?», a-t-il demandé au ministre Dion.

Après avoir confirmé que les sanctions seraient levées, le ministre a assuré qu’il maintenait sa méfiance à l’égard de l’Iran, «un régime qui ne doit pas retourner dans l’armement nucléaire, un régime qui est un danger pour les droits humains, qui n’est pas un ami de nos alliés, notamment Israël».

«C’est avec les yeux ouverts que nous allons agir conformément aux Nations unies», a dit M. Dion à la Chambre.

À l’extérieur de la Chambre, le ministre s’est enflammé quand les journalistes ont à nouveau soulevé la question des intérêts de Bombardier.

«La politique des conservateurs, ça aide Airbus, ça n’aide pas Bombardier», a-t-il lancé, reprochant au gouvernement précédent sa politique à l’égard de l’Iran.

«En quoi nuire à notre propre industrie aide-t-il le Canada ou le peuple iranien ou Israël ou quiconque?», a-t-il lancé avant de quitter le point de presse.

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