Témoignant à son procès pour meurtre, Oland dit qu’il s’ennuie de son père

SAINT-JEAN, N.-B. – Dennis Oland a refoulé des sanglots et essuyé une larme avec un mouchoir, mercredi, en affirmant qu’il s’ennuyait de son père, l’homme d’affaires Richard Oland, retrouvé mort dans son bureau de Saint-Jean, au Nouveau-Brunswick, en juillet 2011.

Oland, âgé de 47 ans, a décrit aux jurés les liens qui l’unissaient à son père, mort à l’âge de 69 ans. Les deux hommes partageaient une passion pour le ski, les bateaux et la généalogie, et Oland a décrit son père comme un homme audacieux et impatient.

Le fils Oland témoignait pour la deuxième journée à son procès pour le meurtre non prémédité de son père, un homme d’affaires bien connu dans les Maritimes. Les Oland appartiennent à la vieille famille qui a fondé la brasserie Moosehead, la plus ancienne du Canada.

L’accusé a par ailleurs expliqué mercredi qu’il s’était trompé lorsqu’il a indiqué aux policiers qu’il portait un veston marine lors de sa dernière visite au bureau de son père, le jour du meurtre. Il a soutenu que son erreur venait du fait qu’il avait porté le veston marine plus tôt cette journée-là.

Une vidéo de surveillance démontre qu’Oland portait cet après-midi-là un veston brun, et la police scientifique a trouvé des traces de sang sur ce vêtement. Un témoin expert de la défense est venu cependant affirmer que l’assassin de Richard Oland aurait été beaucoup plus couvert du sang de sa victime, étant donnée la scène du crime.

La Couronne a déjà indiqué que Richard Oland avait aidé financièrement son fils en lui prêtant 500 000 $; le fils ne remboursait que les intérêts — 1667 $ par mois. Interrogé par son avocat, Dennis Oland a soutenu mercredi que lors de sa dernière rencontre avec son père, il n’avait pas été question de ses ennuis financiers, d’un chèque sans provision ou de la maîtresse de Richard Oland.