Terre-Neuve-et-Labrador: un juge à la retraite évaluera l’enquête de la GRC

SAINT-JEAN, – Un juge à la retraite de la Cour suprême provinciale se penchera sur l’enquête entourant la mort d’un homme abattu par la Force constabulaire royale de Terre-Neuve-et-Labrador.

La Gendarmerie royale du Canada (GRC), qui a été chargée de mener l’enquête, a soutenu que David Riche aurait pleinement accès à tous les détails de son investigation pour évaluer son indépendance ainsi que sa minutie.

M. Riche avait accédé à la magistrature en 1982 et pris sa retraite en 1999.

Don Dunphy a été tué, dimanche, par un agent qui enquêtait sur de possibles menaces à l’encontre de politiciens provinciaux.

Il a été abattu par un membre du personnel de sécurité du premier ministre, qui s’était rendu chez l’homme pour en apprendre davantage sur des propos diffusés sur sa page Twitter, vendredi.

Le chef du gouvernement, Paul Davis, a affirmé que son entourage a alerté la police en lien avec ces commentaires, car ils avaient l’apparence de menaces visant sa famille et celle d’un membre de son Cabinet.

M. Davis a indiqué qu’il avait été mis au courant de l’existence de ces propos seulement après la mort de Don Dunphy.

Les proches du défunt ont demandé à ce que leur vie privée soit respectée alors qu’ils attendent toujours d’obtenir plus d’information des forces de l’ordre.

Selon un communiqué publié par une firme d’avocats de Saint-Jean, «[leurs] coeurs sont brisés après la mort tragique et prématurée de [leur] père et de [leur] frère».

L’identité de l’agent de la Force constabulaire mêlé à cette histoire n’a pas été dévoilée, alors que la GRC poursuit son enquête à Mitchells Brook, à environ 80 kilomètres au sud-ouest de Saint-Jean.

Le sergent Greg Hicks de la GRC a expliqué, mardi, que le policier avait apparemment été invité à entrer par Don Dunphy. Environ 15 minutes plus tard, les choses ont dégénéré et ce dernier aurait pointé une arme en sa direction.

D’après la GRC, un fusil de calibre 22, qui a été retrouvé à côté du corps de Don Dunphy, fera l’objet d’une analyse balistique.

Une autopsie a été menée sur son cadavre, mardi, mais les résultats de l’examen ne sont pas encore connus.

Un porte-parole de la Force constabulaire royale de Terre-Neuve-et-Labrador a précisé que les agents du corps policier ne sont pas équipés d’une caméra. Les voitures de patrouille ne disposent pas non plus de cet équipement électronique.