Tima Kurdi se rend à Bruxelles pour réclamer de l’aide pour les réfugiés syriens

BRUXELLES – La tante du petit Syrien mort noyé en tentant de fuir son pays et dont la photo du corps inanimé sur une plage de Turquie a fait le tour du monde a lancé à un appel pour qu’on vienne encore plus en aide aux réfugiés.

Tima Kurdi, a quitté son domicile de Coquitlam, en Colombie-Britannique, se rendre à Bruxelles où, s’exprimant devant une murale représentant notamment son neveu de 3 ans, elle a déclaré que l’Europe ne devait pas fermer la porte aux réfugiés désespérés.

Alan Kurdi, son frère Ghalib (5 ans) et sa mère, faisaient partie de la douzaine de réfugiés qui se sont noyés le 2 septembre après que deux bateaux eurent chaviré près de l’île grecque de Kos.

L’Union européenne n’est pas parvenu à conclure un accord visant à répartir les quelque 120 000 réfugiés arrivant en Italie, en Grèce et en Hongrie. La République tchèque, la Slovaquie et la Hongrie figurent parmi les pays qui se sont opposés à une entente à ce sujet.

Selon Mme Kurdi, l’installation d’obstacles pour empêcher la venue de réfugiés n’est pas la solution, faisant valoir qu’ils fuyaient la guerre, la mort.

«Les pays doivent installer de plus grandes tables, pas des clôtures plus hautes», a-t-elle dit.

Le président roumain Klaus Iohannis a défendu son pays en disant que la Roumanie n’était «ni xénophobe, autiste ou séparatiste» mais était incapable d’accueillir un plus grand nombre de réfugiés.