TNO: un couple veut inscrire sa fille à l’état civil sous son prénom autochtone

YELLOWKNIFE – Une femme autochtone originaire des Territoires du Nord-Ouest se bat avec le gouvernement territorial pour inscrire sa fille à l’état civil sous son nom traditionnel chipewyan.

Shene Catholique-Valpy et son partenaire fréquentent l’école à Red Deer, en Alberta, mais ils sont revenus à Yellowknife pour permettre à leur enfant d’avoir un certificat de naissance territorien.

À sa naissance, le 15 février 2014, ils ont baptisé leur fille Sahai?a, ce qui signifie «quand le soleil pointe». Ce prénom contient toutefois un caractère qui n’existe pas dans l’alphabet latin et qui représente un son particulier nommé arrêt glottal ou coup de glotte. Le point d’interrogation est le caractère latin qui s’en rapproche le plus.

Le gouvernement territorial a affirmé au couple que l’orthographe du prénom de leur fille doit être reproductible sur les documents fédéraux tels les passeports.

Mme Catholique-Valpy souligne qu’elle doit payer de sa poche toutes les dépenses liées à la santé de sa fille, car celle-ci ne peut obtenir de carte d’assurance-maladie tant qu’elle n’est pas inscrite à l’état civil. Elle ne peut pas non plus l’inscrire comme personne à charge dans ses rapports d’impôts.

Shene Catholique-Valpy espère arriver à un compromis qui entre les caractères latins et chipewyans.

Elle ne croyait pas que le nom de sa fille causerait autant de difficultés. Neuf des 11 langues officielles des Territoires du Nord-Ouest sont autochtones et il est commun de voir des caractères non standards dans les documents officiels et sur les murs des édifices publics.

Laisser un commentaire