Un ado obtient 2 ans de probation pour la mort d’un camarade écrasé par un bus

SYDNEY, N.-É. – Un adolescent de 16 ans a été condamné lundi à deux ans de probation et 100 heures de travaux communautaires pour avoir tué un copain en le poussant sous un autobus en mouvement, l’hiver dernier à Sydney, en Nouvelle-Écosse.

Le garçon, qui ne peut être nommé puisqu’il est mineur, a été reconnu coupable de négligence criminelle ayant causé la mort, en octobre dernier.

La Couronne demandait 12 mois en détention, partagés entre un centre jeunesse et la surveillance communautaire, puis 12 autres mois en probation.

La défense réclamait deux ans de probation.

Christopher Chafe, âgé de 18 ans, a été tué sur le coup, lorsque les roues arrières de l’autobus ont roulé sur sa tête, devant le regard horrifié de collègues de classe de l’école Sydney Academy.

La défense a fait valoir que l’accusé, qui avait 15 ans à ce moment, participait à un chahut ordinaire pour des adolescents, mais le juge de la cour provinciale, Peter Ross, a affirmé qu’il aurait dû savoir que ses actes pourraient avoir des conséquences fatales.

Il aurait poussé à deux mains Christopher Chafe en bas d’un banc de neige, devant l’école, le 11 février.

Des témoins ont raconté au procès que les deux garçons plaisantaient sur ce qui arriverait si l’accusé poussait Christopher Chafe en bas du banc de neige. Certains témoins ont confirmé que celui-ci avait défié l’accusé en lui disant de le pousser.

L’adolescent l’aurait poussé une première fois avant qu’un deuxième coup, final et fatal, ne le fasse glisser en bas de la butte, dans la rue mouillée.

Dans son verdict rendu il y a deux mois, le juge Ross avait qualifié cela d’«inquiétant précurseur» et affirmé que cela aurait dû donner à l’adolescent une compréhension claire de ce qui pourrait arriver si son compagnon était poussé.

Le juge avait ajouté que le garçon aurait vu l’autobus approcher, contredisant la défense qui affirmait qu’il était raisonnable de conclure que l’accusé ne l’avait vu que trop tard, puisque les deux adolescents n’étaient pas placés face au véhicule.

La Couronne a toutefois fait valoir que la majorité des témoins avaient démontré que les deux savaient que l’autobus jaune de 11 mètres approchait à basse vitesse.

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