Un corps a été découvert dans le bassin industriel d’une papetière

Les policiers de Gatineau sont aux prises avec un épineux problème, alors qu’un cadavre a été découvert, vendredi, dans un des immenses bassins industriels de la papetière Résolu située dans cette municipalité.

Ces bassins sont remplis d’eau mélangée avec les résidus de l’usine, ce qui implique une certaines concentration de produits chimiques, de sorte qu’il était impossible d’accéder à la dépouille, qui est toutefois bien visible et identifiable à distance.

«Ça représente des défis parce qu’il y a des produits chimiques de toutes sortes dans ce bassin», a expliqué le sergent Jean-Paul Lemay, de la police de Gatineau.

Le directeur des affaires publiques de Résolu, Karl Blackburn, a expliqué à La Presse Canadienne que ce sont des employés qui ont fait la macabre découverte à leur arrivée au travail vendredi matin.

«Ils ont vu un corps qui était à la surface de l’eau. Dès ce moment, ils ont appelé les autorités et le périmètre a été sécurisé», a-t-il indiqué.

L’affaire est d’autant plus curieuse que l’entreprise ne rapporte aucun employé manquant, que le terrain de l’usine est entièrement clôturé et qu’il n’y a aucune trace d’effraction.

«Ce n’est pas un endroit qui est facilement accessible», a précisé M. Blackburn.

La Commission de la santé et de la sécurité du travail a également confirmé à La Presse Canadienne qu’elle avait été avisée de la découverte et qu’il ne s’agissait pas d’un des employés de Résolu.

Le service de police de Gatineau refuse toutefois de parler de cadavre, faisant plutôt référence à la découverte d’une partie de corps humain, ce qui s’explique par le fait que les policiers ne peuvent voir le cadavre au complet.

Impossible, par ailleurs, de savoir s’il s’agit d’un homme ou d’une femme, la dépouille n’ayant toujours pas été récupérée en milieu d’après-midi vendredi. Les policiers procèdent avec la plus grande prudence afin de ne pas endommager le corps lors de sa récupération.

Par ailleurs, ils entendent également fouiller le bassin lui-même afin de déterminer s’il n’y aurait pas d’autres éléments d’enquête, ce qui représente un défi de taille, le bassin mesurant 60 mètres de diamètre.

«Ça va être complexe et ça va être long parce qu’on parle d’un bassin industriel avec des produits chimiques. L’accessibilité de tout ça est extrêmement difficile», a dit le sergent Lemay.

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