Un groupe veut que Vancouver n’interdise pas la vente de marijuana comestible

VANCOUVER – Une association de défense des droits de la personne de la Colombie-Britannique demande aux autorités de Vancouver de revenir sur leur décision d’interdire aux dispensaires la vente de marijuana médicinale comestible.

La B.C. Civil Liberties Association dit comprendre qu’il peut être difficile d’amender la réglementation, mais qu’une interdiction pure et simple de produits comme des biscuits ou des brownies ne ferait que transférer le problème aux patients. Selon un de ses directeurs, Micheal Vonn, il faut tenir compte que la marijuana n’est pas un médicament comme les autres.

Le conseil municipal de Vancouver s’apprête à adopter une réglementation qui obligerait les dispensaires à verser 30 000$ pour obtenir un permis de vente et à demeurer à une distance minimale des écoles et des autres commerces vendant du cannabis.

La réglementation permettrait la vente de produits comme de la marijuana séchée ou de l’huile de cannabis. Selon la municipalité, les patients pourront en acheter pour préparer leurs propres produits.

Le conseil municipal a mis fin, lundi soir, à quatre jours d’audiences de consultations publiques sur le sujet. Plus de 180 personnes s’étaient inscrites pour faire une présentation.

Après avoir remercié ceux qui ont fait connaître leur opinion, le maire Gregor Robertson a indiqué que le conseil débattrait de la question et prendrait une décision à ce sujet, mercredi.

La directrice générale de Vancouver, Penny Ballen, avait déclaré plus tôt que les autorités voulaient interdire la vente de produits préparés ou de bonbons à la marijuana en raison des risques que ceux-ci peuvent représenter pour les enfants.

La vente de marijuana sous toutes ses formes au comptoir est interdite, mais la ville a vu une prolifération de dispensaires où la vente de marijuana à des fins médicales est permise. De 24, le nombre de ces commerces est passé à 94 au cours des trois dernières années, ce qui a amené les autorités municipales à vouloir adopter une nouvelle réglementation.

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