Un jeune est brûlé au visage en fumant une cigarette électronique en Alberta

EDMONTON – Le père d’un adolescent du sud de l’Alberta a affirmé que son fils se remettait de brûlures, de dents brisées et d’autres blessures après qu’une cigarette électronique lui eut explosé près du visage.

Perry Greer a relaté que son fils Ty, âgé de 16 ans, utilisait le produit dans une voiture la semaine dernière, à Lethbridge, lorsque la cigarette électronique a explosé. Il a indiqué que son fils avait été soigné pour des brûlures au premier et deuxième degré, et avait déjà subi deux traitements de canal.

Des images de l’adolescent montrent de la peau noircie, des lacérations et des brûlures au visage.

M. Greer a indiqué que le modèle de cigarette électronique acheté par son fils est aussi gros qu’un cigare, et est populaire à cause de l’intensité de la vapeur produite.

Le modèle utilisé par Ty est appelé Wotofo Phantom, a-t-il mentionné.

Le site web de l’entreprise indique qu’il est fabriqué en Chine. Le fabricant et le distributeur canadien n’étaient pas disponibles pour commenter dans l’immédiat.

«(La cigarette) a enflammé le visage de mon fils, fait s’arracher deux dents, a soutenu M. Greer, mercredi. Elle a brûlé le fond de sa gorge, brûlé gravement sa langue. S’il n’avait pas porté de lunettes, il aurait possiblement perdu la vue.»

Le père de l’adolescent a fait valoir l’agonie dans laquelle il semblait se trouver à l’hôpital avant qu’une dose de morphine ne fasse effet.

«Il voulait mourir. C’est à quel point il souffrait», a-t-il déclaré.

M. Greer a dit ignorer pourquoi le dispositif avait explosé. Il a dit croire que les gouvernements ne devraient pas en autoriser la vente aux mineurs.

«Je voudrais voir ceux qui ne sont pas réglementés être possiblement bannis», a-t-il ajouté.

L’Alberta, la Saskatchewan et Terre-Neuve-et-Labrador sont les seules provinces n’ayant pas interdit la vente de cigarettes électroniques aux mineurs, selon l’Association pour les droits des non-fumeurs. L’Alberta laisse la responsabilité aux municipalités de réglementer ou pas ces produits.