Un ministre envoyé une fois par semaine à la période des questions du Sénat

OTTAWA – Comme il n’y a en ce moment personne qui représente le gouvernement au Sénat, un ministre s’y présentera une fois par semaine pour répondre aux questions des sénateurs.

C’est l’engagement qu’a pris le leader parlementaire du gouvernement, Dominic LeBlanc, en annonçant jeudi que le premier appelé est le ministre des Affaires étrangères. Stéphane Dion se présentera devant un comité plénier à la chambre haute jeudi prochain.

Il aura donc une seconde période de questions, toute à lui, au Sénat, après avoir subi celle des Communes.

«Vous savez, les ministres ne sont pas imputables devant le Sénat. Alors, on fait ça comme un geste franchement (pour) bâtir une relation constructive», a avancé M. LeBlanc.

Si cette mesure répond en partie aux préoccupations des sénateurs, elle ne comble pas tout à fait le vide. Le Sénat, normalement, tient une période de questions par jour lorsqu’il siège.

«On va faire les ajustements nécessaires si un ministre c’est suffisant, ou si c’est plus qu’un (qu’il faudrait)», avertit Claude Carignan, leader conservateur au Sénat, en entrevue téléphonique.

En l’absence de représentant du gouvernement au Sénat, les sénateurs peuvent «ajuster leurs règles en conséquence», de l’avis de M. LeBlanc.

«Ils feront ce qu’ils voudront. On n’est pas responsables pour leurs règles», a insisté le leader parlementaire, à sa sortie des Communes.

M. LeBlanc a rappelé l’intention du premier ministre Justin Trudeau de nommer un représentant du gouvernement au Sénat, choisi parmi les cinq premières nominations qui seront faites dans les deux prochains mois. M. LeBlanc espère que cela se fera au début du mois de mars.

Même si les sénateurs éventuellement nommés par M. Trudeau seront indépendants, l’un d’eux portera le chapeau de représentant du gouvernement élu.

Les cinq premiers sénateurs nommés par le premier ministre Trudeau seront deux Ontariens, deux Manitobains et un Québécois. Ainsi, l’équilibre entre les provinces sera rétabli au Sénat. Il faudra ensuite en nommer 17 autres pour combler tous les sièges laissés vides par Stephen Harper.

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