Un Pakistanais voulait poser des bombes à Toronto, selon un agent d’infiltration

TORONTO – Un agent d’infiltration de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) n’entretient aucun doute quant à la détermination d’un ressortissant pakistanais, arrêté en mars, à vouloir commettre des attentats terroristes au coeur de Toronto.

Dans son témoignage à l’audience en déportation, mercredi, l’agent de la GRC a raconté que Jahanzeb Malik voulait semer la terreur et nuire à l’économie canadienne en s’en prenant au consulat américain et au quartier financier de Bay Street, au centre-ville de Toronto.

Il a aussi soutenu que M. Malik considérait les civils canadiens comme des cibles légitimes de ses attentats projetés.

Le gouvernement canadien tente de déporter M. Malik, un résident permanent âgé de 33 ans considéré par Ottawa comme une menace à la sécurité nationale.

L’agent d’infiltration de la GRC, qu’on ne peut bien sûr identifier, a indiqué mercredi à la Commission de l’immigration et du statut de réfugié que M. Malik vouait une grande admiration au groupe État islamique et à Al-Qaïda.

Le suspect lui avait même montré des vidéos de décapitations et d’exécutions de masse commises par le groupe État islamique, et soutenait qu’on se devait de combattre pour l’islam. Ces attentats étaient justifiés, selon lui, par les agressions de l’Occident — dont le Canada — au Moyen-Orient, a soutenu l’agent de la GRC.

Le 28 octobre dernier, M. Malik a demandé par écrit à l’agent d’infiltration, qui se faisait passer pour un vétéran de la guerre en Bosnie, s’il était capable de fabriquer des explosifs. L’agent lui a ensuite demandé de préciser l’objectif. «L’ambassade américaine, le quartier des affaires, Bay Street», a écrit M. Malik avant de brûler la note, selon le témoignage de l’agent de la GRC.

M. Malik, père de deux enfants, était arrivé au Canada en 2004 pour étudier, et a obtenu sa résidence permanente en 2009. Il a déjà indiqué qu’il ne contesterait nullement sa déportation vers le Pakistan. Il est détenu depuis son arrestation préventive, en mars.

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