Un policier de la GRC accusé de parjure dans l’affaire Dziekanski

VANCOUVER – Un des quatre policiers de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) qui étaient intervenus à l’aéroport de Vancouver pour maîtriser le voyageur Robert Dziekanski, en octobre 2007, est accusé par la Couronne d’avoir menti dans son témoignage.

À l’ouverture du procès pour parjure, lundi à Vancouver, la Couronne a immédiatement soutenu que l’ex-caporal Benjamin (Monty) Robinson avait convenu avec ses collègues de mentir lors de l’enquête policière mais aussi devant la commission d’enquête qui a suivi en 2009.

Robinson et trois autres policiers de la GRC étaient intervenus à l’aéroport de Vancouver le soir où M. Dziekanski a été foudroyé par des décharges de pistolet électrique, en octobre 2007. Le voyageur était décédé après l’intervention policière.

Le procureur Scott Fenton a soutenu lundi que les quatre policiers avaient commis exactement les mêmes erreurs lorsqu’ils ont raconté aux enquêteurs ce qui s’était passé ce soir-là, ce qui prouve, selon lui, que les agents avaient fabriqué une version commune des faits.

Selon Me Fenton, une femme viendra témoigner devant le tribunal que les policiers s’étaient rencontrés chez elle en février 2009. Or, il ne fait aucun doute, pour la Couronne, que les policiers ont alors comparé leur témoignage juste avant de comparaître devant la commission d’enquête publique.

Un des policiers, l’agent Bill Bentley, a été acquitté de l’accusation de parjure, l’an dernier, mais la Couronne en appelle de ce verdict.

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