Un rapport propose de réformer l’éducation et la formation à l’échelle nationale

OTTAWA – Un nouveau rapport presse le gouvernement fédéral de travailler avec les provinces et le milieu des affaires pour mettre fin à ce qu’il qualifie de baisse dramatique de la qualité de l’éducation et de la formation au pays. Le document commandé par le Conseil canadien des chefs d’entreprises est publié en prévision de la rencontre, cette semaine, des ministres provinciaux de l’Éducation et du Travail, ainsi que de représentant des entreprises à Charlottetown.

Ce rapport affirme que seul le gouvernement fédéral peut faire preuve de leadership et créer une stratégie nationale d’éducation et de formation. Ottawa, les provinces et les territoires devraient ainsi former une agence responsable de l’éducation et de la formation, agence qui établirait des objectifs pour chaque phase d’apprentissage.

Le rapport recommande également de créer un autre organisme pour suivre la progression vers ces objectifs.

Le document invoque des statistiques de l’Organisme pour la coopération et le développement économique (OCDE) et d’autres sources qui souligneraient la «conclusion irréfutable» voulant que le Canada tire de plus en plus de l’arrière en matière d’apprentissage par rapport aux autres pays de la planète.

Au dire du président du conseil, Ross Laver, si tous ne sont pas prêts à s’unir dans ce dossier, il est néanmoins «évident» que la coopération et la collaboration doivent être renforcées entre les différents paliers de gouvernement.

M. Laver a également déploré le fait que les ministres du Travail ne se soient rencontrés qu’une seule fois au cours des quatre dernières années, à l’invitation du ministre fédéral Jason Kenney.

Le rapport indique également que le secteur privé doit investir davantage dans plus de programmes de formation pour ses employés. Une comparaison est établie avec l’Allemagne, où les employeurs travaillent de concert avec les gouvernements et les enseignants pour créer une main-d’oeuvre hautement qualifiée.

M. Kenney tient d’ailleurs lui-même le système d’apprentissage allemand en haute estime. Plus tôt cette année, il a dirigé une délégation de politiciens canadiens provenant de cinq provinces, en plus de représentants syndicaux et du monde des affaires, au cours d’une visite en Allemagne et en Grande-Bretagne pour en apprendre davantage sur leurs programmes respectifs.

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2 commentaires
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D’accord pour des enseignements qui tiennent compte du savoir caché dans l’apprentissage révolutionnaire du numérique.
Mais, encore plus d’accord pour un retour vers une formation plus philosophique et en profondeur de l’éducation.

L’article dit » Le document invoque des statistiques de l’Organisme pour la coopération et le développement économique (OCDE) et d’autres sources qui souligneraient la «conclusion irréfutable» voulant que le Canada tire de plus en plus de l’arrière en matière d’apprentissage par rapport aux autres pays de la planète. » Le dernier rapport de l’OCDE que j’ai lu sur l’éducation (OCDE) est sorti très récemment (Rapport PISA) et le Canada s’y classe 13e sur les 60 pays qui ont participé et 6e en occident. Le plus étonnant c’est que le Canada se classe 3 points devant l’Allemange que M. Kenney voudrait imiter.