Un tribunal indonésien annule la condamnation d’un enseignant canadien

DJAKARTA, Indonésie – Un tribunal indonésien a annulé la condamnation d’un enseignant ontarien, Neil Bantleman et de son assistant indonésien Ferdinant Tjiong, selon leur avocat. Les deux hommes purgeaient une peine de de prison de dix ans parce qu’ils auraient agressé sexuellement trois jeunes enfants.

Au terme d’un procès controversé, MM. Bantleman et Tjiong avaient été condamnés en avril par un tribunal du sud de Djakarta pour avoir violé la loi de protection des enfants. Ils avaient également reçu une amende de 7700 $ US (environ 10 070 $ canadiens) et six mois de prison supplémentaires.

La famille de M. Bantleman n’a pas commenté la nouvelle, affirmant qu’elle attendait la confirmation officielle.

Les deux hommes ont toujours clamé leur innocence et critiqué la transparence et l’équité du procès, lors duquel ont été présentés des rapports médicaux de trois hôpitaux à Jakarta et Singapour n’ayant montré aucune blessure ou anomalie majeure dans l’état des trois enfants au coeur de l’affaire.

Ils avaient porté leur cause en appel et leur avocat, Hotman Paris Hutapea, a indiqué que la cour supérieure avait reversé leur condamnation concernant le viol de trois jeunes étudiants âgés maintenant de six et sept ans. En entrevue avec l’Associated Press, M. Hutapea s’est réjoui que «justice ait été rendue».

Une copie du jugement du tribunal devra être transmise à la cour inférieure pour que MM. Bantleman et Tjiong soient libérés. Les procureurs, qui pourraient faire appel de la décision à la Cour suprême, n’ont pas rappelé l’Associated Press.

L’avocat de deux hommes a affirmé que les allégations de viols avaient été portées devant les tribunaux pour une question d’argent, essentiellement, ce qui avait été confirmé par le directeur et d’autres enseignants de l’école lors de leur témoignage.

La mère d’un des enfants poursuivait d’ailleurs l’école pour 125 millions $ et sa plainte avait été rejetée par le tribunal, lundi. Cette décision laissait croire que la condamnation contre les deux hommes pourrait également être annulée.

L’École interculturelle de Jakarta où enseignaient les deux hommes est fréquentée par l’élite indonésienne, dont les enfants de diplomates et des expatriés. La police avait déjà arrêté cinq concierges qui travaillaient à l’école pour des accusations d’agression sexuelle contre un enfant en lien avec cette affaire.

Laisser un commentaire