Une Manitobaine usurpe l’identité de plusieurs personnes en ligne

WINNIPEG – Une femme qui quittait rarement sa maison dans le nord du Manitoba a avoué qu’elle a usurpé l’identité de plusieurs personnes en ligne, dont celle d’un athlète professionnel, pour recevoir de l’argent et des cadeaux et vivre la vie des gens célèbres.

Shelly Lynn Chartier a plaidé coupable à sept chefs d’accusation, entre autres de fraude. Onze autres ont été suspendus.

Un exposé conjoint des faits déposé au tribunal indique que Mme Chartier est âgée de 27 ans et a complété sa sixième année du primaire. Elle était constamment à son ordinateur lorsqu’elle a commis les crimes entre février 2011 et août 2013.

Selon le document, elle a envoyé des milliers de messages textes, de courriels, de gazouillis sur Twitter et de messages sur Facebook durant cette période, créant un réseau de mensonges complexe qui a mené à une enquête pour pornographie juvénile sur l’athlète, chez qui une descente policière a même eu lieu.

Une ordonnance de non-publication empêche de divulguer les noms des victimes.

Le police américaine a éventuellement retracé la maison de Mme Chartier à Easterville.

Dans le document fourni à la cour, on lit que les crimes donnaient à l’accusée de l’attention et des bénéfices sociaux.

«C’était une route qui menait dans un monde de célébrités talentueuses et belles auquel elle ne pouvait que rêver», dit la déclaration.

Utilisant illégalement l’identité de l’athlète, Mme Chartier a été jointe par une jeune femme de la Californie qui était intéressée par le sportif. Alors qu’elle prétendait avoir 21 ans, elle n’en avait que 17 et lui envoyait des photos d’elle nue.

L’accusée a éventuellement organisé une rencontre un weekend entre l’adolescente et l’athlète chez lui.

Mais lorsque la jeune femme a cru que l’athlète voyait quelqu’un d’autre, elle a eu une dispute sur Internet avec lui, en fait Mme Chartier, qui l’a menacée et a publié les photos nues en ligne, avec son nom, son numéro de téléphone et son adresse.

L’adolescente a alors averti sa mère, qui a alerté la police.

Entre-temps, Shelly Lynn Chartier prétendait être la mère de l’adolescente et a informé l’athlète que la petite était mineure. Elle l’a menacé de l’humilier publiquement s’il ne lui achetait pas des items sur les sites de Victoria’s Secret et Amazon. Bien qu’il n’aurait pas été illégal d’avoir des relations sexuelles avec la jeune victime, puisqu’elle était en âge de donner son consentement, dit le document, le joueur professionnel a demandé à son avocat de donner 3000 $ à Mme Chartier pour ne pas perturber sa carrière.

Sous d’autres identités, l’accusée a aussi reçu des vêtements d’une actrice, de l’argent, un chiot et elle allait recevoir une voiture.

La Couronne réclame une peine de 16 à 18 mois de prison. L’audience de détermination de la peine aura lieu ultérieurement.