Le corps d’un travailleur tombé dans le fleuve Saint-Laurent a été retrouvé

MONTRÉAL – Les recherches, qui avaient été lancées dans la région de Montréal pour retrouver un travailleur tombé dans le fleuve Saint-Laurent, sont désormais terminées puisque son corps a été découvert vers 18 h 30 mardi soir.

La Sûreté du Québec a refusé de dévoiler l’identité du défunt, se bornant à indiquer qu’il s’agissait d’un homme de 44 ans provenant du secteur de Sainte-Marthe-sur-le-Lac, dans les Laurentides.

Ce dernier se trouvait sur le chantier de l’estacade, la structure située près du pont Champlain, en milieu de journée, lorsque son destin a chaviré.

Il prenait alors place sur une plate-forme suspendue où des travaux ont été lancés.

Il procédait à la descente de l’installation afin de déplacer celle-ci vers un autre lieu de travail lorsque la plate-forme s’est renversée pour une raison inconnue, le projetant à l’eau.

Selon la Commission de la santé et de la sécurité du travail (CSST), le malheureux aurait normalement dû porter un harnais de sécurité attaché à la structure en procédant à ce déplacement, mais on ne sait pas encore s’il le portait ou non.

La CSST tient à rencontrer des témoins et des responsables du chantier pour faire la lumière sur ce qui s’est produit.

Entre-temps, les travaux ont été interrompus et la CSST a interdit toute reprise tant qu’elle n’aura pas reçu les documents expliquant les méthodes de travail utilisées, vérifié la sécurité réelle des lieux et obtenu les attestations des ingénieurs pour toutes les plate-formes situées sous l’estacade.

La circulation a également été interdite sur l’estacade.

L’entrepreneur responsable du chantier, les pompiers de Montréal, la garde côtière et des patrouilleurs de la Sûreté du Québec ont participé à l’opération de recherche.

L’estacade est une structure parallèle au pont Champlain. Elle se trouve à quelque 300 mètres de la structure principale et s’étend de l’Île-des-Soeurs jusqu’à la Voie maritime du Saint-Laurent.

L’ouvrage a été construit dans les années 1960 pour permettre de contrôler la formation et le mouvement des glaces dans le bassin La Prairie et de réduire l’érosion sur les îles de la région de Montréal.