Une politique sur le climat est nécessaire, dit la première ministre Notley

TORONTO – La première ministre de l’Alberta, Rachel Notley, a déclaré, jeudi, que l’inaction des anciens gouvernements conservateurs à Ottawa et à Edmonton en matière de changements climatiques coûtait cher aux familles canadiennes.

Elle a aussi affirmé que le secteur de l’énergie ne pourrait pas maintenir les milliers d’emplois qu’il génère directement et indirectement à travers le pays si les autorités continuaient à appliquer des politiques désuètes qui ont échoué.

Prenant la parole à l’occasion du Gala sur le progrès de l’Institut Broadbent, Mme Notley a soutenu qu’ignorer les changements climatiques n’était pas la bonne stratégie pour développer l’industrie énergétique canadienne.

La chef néo-démocrate a martelé que le Canada devait devenir un chef de file mondial en matière de climat plutôt que d’être réduit au rôle d’un pantin que les autres peuvent manipuler à leur guise, comme ce fut le cas avec les États-Unis la semaine dernière.

Vendredi passé, le président américain Barack Obama a refusé de délivrer un permis pour la construction de l’oléoduc Keystone XL, un projet visant à transporter d’importants volumes de pétrole brut depuis les exploitations de sables bitumineux albertains jusqu’à des raffineries situées sur la côte du Golfe dans le sud des États-Unis.

Rachel Notley a indiqué que, depuis son arrivée au pouvoir en mai, elle et son équipe avaient planché sur un plan provincial pour lutter contre les changements climatiques.

Certains détails de ce plan seront dévoilés avant que la première ministre albertaine ne parte pour Paris afin d’assister au sommet des Nations unies sur le climat à la fin du mois.

Elle a révélé que, parmi les priorités de son gouvernement, figuraient la réduction des quantités de charbon utilisées par les centrales électriques, ainsi que le lancement d’un programme d’efficacité énergétique et d’autres mesures pour diminuer les émissions de gaz à effet de serre.

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