Une prison néo-écossaise veut mieux détecter la présence de drones

HALIFAX – Une nouvelle prison néo-écossaise tente de trouver des moyens de mieux détecter la présence de drones dans ses environs et ainsi éviter l’infiltration de drogues dans le milieu carcéral.

Le directeur du Centre de détention du nord-est de la Nouvelle-Écosse Tim Carroll a indiqué que ses employés cherchaient des solutions technologiques pour repérer ces appareils qui survolent la région rurale de Truro.

Les événements survenus récemment en Caroline du Nord et au Québec — les trois détenus qui s’étaient échappés en hélicoptère de la prison d’Orsainville — ont influencé M. Carroll lorsqu’il a élaboré les plans du centre de détention de 100 cellules, qui a ouvert ses portes le 8 février dernier.

Le directeur dit vouloir profiter de la technologie actuelle pour mieux encadrer l’utilisation des drones dans la région, qui peuvent avoir des effets sur la sécurité publique, selon lui.

L’entreprise française Orelia, qui se spécialise en détection de drones, indiqué qu’elle avait reçu plusieurs demandes de la part des gouvernements provinciaux alors que ces avions sans pilote sont à l’origine de nombreux incidents dans les prisons canadiennes.

Ses capteurs, d’une valeur de 3000 $ chacun, repèrent les drones par les bruits qu’ils émettent. D’autres entreprises vendent des appareils sensibles aux fréquences sans-fil à l’aide de radars et de caméras infrarouges.

Boris Defreville, chef des opérations de Orelia, a toutefois précisé que les gouvernements hésitaient beaucoup avant d’acheter leurs produits. «Tout le monde essaie de trouver la meilleure solution pour détecter les drones», a-t-il précisé.

Le porte-parole du ministère de la Justice de la Nouvelle-Écosse Andrew Preeper a indiqué qu’aucun incident impliquant un drone avait été rapporté jusqu’à maintenant.

M. Carroll reconnaît toutefois que les détecteurs de drones ne règleront qu’une partie du problème. Il voudrait d’ailleurs se procurer un scanner corporel, évalué à 200 000 $, qui permettrait de repérer les couteaux ou toute substance que transporteraient les personnes.

Selon lui, la contrebande de drogue dans les prisons accroît la violence et met en péril les programmes de réhabilitation. «La plupart des problèmes dans les prisons partout au Canada peuvent être liés à (…) la contrebande», a-t-il souligné.

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