Une rentrée sous le signe de l’austérité pour plusieurs commissions scolaires

MONTRÉAL – À l’approche de la rentrée dans de nombreuses écoles de la province, la tension est palpable au sein de la Fédération des commissions scolaires du Québec (FCSQ).

En entrevue à La Presse Canadienne dimanche après-midi, la présidente de la FCSQ, Josée Bouchard, a déclaré que son organisation est «anxieuse» de découvrir les impacts des compressions, lesquelles avaient été dénoncées dès l’adoption du plus récent budget.

Mme Bouchard a précisé que l’angoisse est alimentée par une statistique préoccupante: 36 commissions scolaires présentent actuellement des déficits. Elle craint que ce bilan ne s’alourdisse lorsque d’autres commissions adopteront leur budget.

Josée Bouchard a lancé que, dans ce contexte, «le gouvernement [provincial] ne peut vraiment pas continuer de prétendreque l’éducation est une priorité [pour lui] et qu’il n’y aura pas d’impact dans les classes».

Elle a indiqué que plusieurs conseils des commissaires ont déjà été obligés de prendre des «décisions déchirantes».

Par exemple, elle a dit que, parfois, ils ont été tenus de ne pas «renouveler des contrats avec des techniciens ou des professionnels habitués de travailler auprès des élèves qui ont des difficultés d’apprentissage ou de comportement».

Dans d’autres cas, ils n’ont eu d’autre choix que de suspendre les achats de livres pour les bibliothèques des écoles ou encore d’interrompre des activités parascolaires.

Poursuivant sur sa lancée, Mme Bouchard a souligné que, «dans certains milieux défavorisés», la distribution des berlingots de lait devra même être arrêtée faute de moyens financiers.

Au terme de cette énumération, la présidente de la FCSQ a martelé que pour pouvoir continuer à offrir des services de qualité aux élèves «il va falloir que les gouvernements [successifs]cessent d’avoir une vision comptable» de l’éducation.