UQAM: les cours ont été annulés pour la journée de jeudi au pavillon DeSève

MONTRÉAL – En raison des événements survenus dans la nuit de jeudi au pavillon J.-A.-DeSève de l’Université du Québec à Montréal (UQAM), la direction en a décrété la fermeture complète pour la journée.

L’UQAM explique que cette fermeture permettra au personnel de remettre les lieux en état.

Cette décision fait en sorte que les cours qui devaient être dispensés ce jeudi au pavillon J.-A.-DeSève sont annulés. Les services habituellement offerts à ce pavillon, tels ceux du bureaux de l’aide financière, seront également fermés.

Le pavillon J.-A. DeSève a été le théâtre d’une occupation pendant plusieurs heures, mercredi soir et tôt jeudi matin. Les portes du bâtiment ont été bloquées avec de multiples objets, les occupants dénonçant l’arrestation de 22 personnes plus tôt en journée.

Après avoir été tolérée pendant près de quatre heures, l’occupation du pavillon J.-A.-DeSève de l’Université du Québec à Montréal (UQAM) a pris fin en début de nuit, jeudi, après une intervention musclée du Service de police de la Ville Montréal (SPVM).

La police a donné l’assaut contre les occupants un peu après minuit. Plusieurs agents du SPVM ont alors fait un énorme trou dans une vitrine de l’entrée du pavillon afin de pénétrer dans le bâtiment, dont les portes avaient été bloquées avec de multiples objets.

Les occupants, qui souhaitaient dénoncer l’arrestation de 22 personnes par le SPVM plus tôt en journée, ont alors fui à l’extérieur du pavillon en empruntant une sortie à l’arrière du bâtiment.

Certains manifestants plus radicaux ont à ce moment décidé de s’en prendre à des véhicules de police. Un panneau de signalisation a entre autres été lancé dans le pare-brise d’une camionnette du SPVM, alors que quatre autres véhicules ont subi des dommages divers.

Quelques dizaines de manifestants ont ensuite emprunté la rue Sainte-Catherine en direction est, où ils se sont emparés de tout objet pouvant être lancé sur la voie publique.

Des dizaines de poubelles ont été lancées dans la rue, des bacs à fleurs ont été arrachés et des panneaux de signalisation ont été utilisés pour bloquer la circulation, notamment.

L’ensemble des personnes arrêtées ou interpellées ont été remises en liberté. Les 22 personnes faisant face à des accusations criminelles devront comparaître par voie de sommation.

Plus tôt mercredi, la direction de l’UQAM avait demandé à la police de faire respecter l’injonction obtenue pour la poursuite normale de ses activités.

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