Vente de Vision Globale: le commissaire au lobbyisme absout Québecor

QUÉBEC – Québecor n’a pas enfreint les règles du lobbyisme dans le dossier de la vente de Vision Globale, conclut le commissaire au lobbyisme, François Casgrain.

L’affaire avait éclaboussé l’automne dernier le député péquiste et actionnaire de contrôle du groupe de presse, Pierre Karl Péladeau.

«La vérification (…) n’a pas permis d’établir que des activités de lobbyisme ont été exercées au sens de la Loi sur la transparence et l’éthique en matière de lobbyisme auprès d’Investissement Québec et du député de Saint-Jérôme», souligne le commissaire dans un communiqué diffusé mercredi.

En octobre, le quotidien La Presse avait rapporté que M. Péladeau était intervenu auprès du gouvernement du Québec pour s’assurer que Vision Globale ne passe pas aux mains d’investisseurs étrangers.

Or, M. Péladeau avait omis de préciser que Québecor était la seule entreprise québécoise prête à acquérir les studios montréalais.

Le commissaire avait alors entrepris un examen pour déterminer si Québecor s’était livré à des activités de lobbyisme auprès de M. Péladeau et d’Investissement Québec.

M. Casgrain a blanchi Québecor et n’a pas expliqué les motifs de sa décision.

En novembre 2014, la société Vision Globale est passée dans le giron de Québecor _ par le biais de sa filiale Groupe TVA _ dans une transaction évaluée à 118 millions $.

Dans ce même dossier de Vision Globale, le commissaire à l’éthique, Jacques Saint-Laurent, a déterminé que M. Péladeau a contrevenu à deux reprises au code d’éthique des élus de l’Assemblée nationale.

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