Voici les points saillants du rapport du coroner sur l’incendie de L’Isle-Verte

MONTRÉAL – Voici les points saillants du rapport du coroner Cyrille Delâge sur tragédie de la Résidence du Havre à L’Isle-Verte qui a coûté la vie à 32 personnes le 23 janvier 2014.

Principales conclusions du coroner:

– Des personnes âgées non autonomes étaient logées dans une section du bâtiment qui ne satisfaisait pas aux normes requises par les lois et règlements pour une telle utilisation;

– Les préposés de la Résidence du Havre étaient en nombre insuffisant et non formés pour venir en aide aux résidants en cas de situation d’urgence;

– Il y a eu un délai relativement important avant l’intervention des pompiers et ceux-ci ont trop tardé avant d’appeler en renfort ceux des municipalités voisines;

– La direction et l’exécution des opérations des pompiers sur les lieux ont été «discutables»;

– Le plan d’entraide automatique entre les services incendies des municipalités de la région n’était pas appliqué au moment de l’incendie;

– La cause de l’incendie n’est pas déterminée. Il est toutefois qualifié d’accidentel pour le moment et non de volontaire;

Recommandations du coroner:

– Les services de sécurité incendie de la région devraient être regroupés en vue d’une action simultanée sous une même direction;

– Les schémas de couverture de risques incendie devraient être révisés à intervalles réguliers par les autorités municipales;

– La clause dite «grand-père» — qui permet aux pompiers volontaires et à temps partiel formés avant 1998 de refuser de mettre leur formation à jour — devrait être abolie d’ici deux ans;

– Des gicleurs automatiques devraient être obligatoires pour tous les bâtiments certifiés, anciens et nouveaux;

– Dès qu’une alerte incendie est transmise à une centrale d’alarme ou au CAUREQ (Centre d’appel d’urgence des régions de l’Est du Québec), au moins une équipe complète d’intervention devrait se rendre immédiatement sur les lieux;

– L’Agence de la santé et des services sociaux du Bas-St-Laurent devrait obtenir un certificat qui démontrerait que la résidence est conforme pour l’usage auquel elle est destinée (personnes autonomes ou non, puisque les normes de sécurité incendie ne sont pas les mêmes), obtenir un autre certificat à intervalles réguliers avec une évaluation de l’autonomie des résidants et devrait déterminer un nombre minimal de préposés, qui ont suivi une formation adéquate.

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