Wynne se réjouit de l’élection d’un PM prêt à collaborer avec les provinces

TORONTO – La première ministre de l’Ontario, Kathleen Wynne, s’est réjouie, mardi matin, de l’élection à Ottawa d’un chef de gouvernement prêt à collaborer avec les provinces, mais elle ne talonnera pas Justin Trudeau avec sa liste d’épicerie.

Mme Wynne, qui a apporté son soutien non équivoque à M. Trudeau dès le début de la campagne, est confiante que le nouveau premier ministre tentera de réformer le Régime de pensions du Canada, mais il aura besoin, pour ce faire, de l’accord des provinces.

En attendant, a indiqué Mme Wynne, l’Ontario ira de l’avant avec son propre régime provincial, qui doit entrer en vigueur le 1er janvier 2017.

La première ministre libérale se réjouit aussi de la promesse du grand frère fédéral d’investir massivement dans les transports publics, les routes et les ponts, une initiative qui s’arrimerait avec l’actuel programme ontarien d’infrastructures, doté de 130 milliards $ sur 10 ans.

Mais Mme Wynne a prévenu que son appui constant à Justin Trudeau pendant toute la campagne — un geste assez inusité en politique canadienne — ne se traduira pas nécessairement par des gains automatiques sur toutes les demandes de la province, et que les deux premiers ministres ne seront pas toujours d’accord sur tout.

Selon elle, la conférence de Paris sur les changements climatiques, en décembre, offrira au nouveau premier ministre la chance de démontrer jusqu’où il est prêt à aller dans le fédéralisme d’ouverture qu’il a promis, alors que le Canada devra élaborer une stratégie pour établir de nouvelles cibles de réduction des émissions de gaz à effet de serre.

«Lorsque nous irons à Paris, nous pourrons assister à la première manifestation de ce partenariat et mesurer l’engagement de Justin Trudeau à oeuvrer de concert avec les provinces afin de soutenir nos propres initiatives de réduction des gaz à effet de serre», a-t-elle dit.

Interrogée sur l’intention de M. Trudeau de légaliser la marijuana, Mme Wynne a soutenu que le temps était maintenant venu, dans ce pays, de discuter franchement de cette question.

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