Québec désignera un ministre responsable de la lutte contre le racisme

MONTRÉAL — La désignation d’un ministre responsable de la lutte contre le racisme et l’interdiction des interpellations policières aléatoires figurent parmi les recommandations du Groupe d’action contre le racisme (GACR), dont le rapport a été présenté par plusieurs ministres, lundi, en conférence de presse à Montréal.

D’emblée, le ministre délégué à la Santé et aux Services sociaux, Lionel Carmant, a déclaré que le gouvernement avait voulu aller «au-delà d’un débat sémantique et débattre des solutions qui vont mettre fin au racisme sous toutes ses formes».

Le gouvernement caquiste a été critiqué ces derniers mois pour son refus d’utiliser le terme de «racisme systémique» comme fondement du combat à mener.

Le rapport présenté lundi recommande de profiter de la réforme du cours Éthique et culture religieuse pour sensibiliser encore davantage les élèves du primaire et du secondaire à la lutte contre le racisme.

Une campagne de sensibilisation nationale sera lancée, en deux volets particuliers quant aux réalités des minorités visibles et des Autochtones, a souligné le ministre responsable des Affaires autochtones, Ian Lafrenière.

Pour ce qui est des corps policiers, il est aussi recommandé d’avoir des patrouilles mixtes, pour incorporer des intervenants en travail social dans les équipes.

La ministre des Relations internationales et de l’Immigration, Nadine Girault, a souligné des actions pour améliorer la représentativité dans les conseils d’administration et des démarches de reconnaissance des compétences.

Il y aura aussi une formation obligatoire sur la question du racisme pour tous les employés de l’État.

Le Groupe d’action contre le racisme a présenté des mesures qui touchent quatre domaines: l’accès au marché de l’emploi, la sécurité publique, le droit au logement et l’éducation.

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C’est tout ? M. Legault avait affirmé que les gens comme moi qui croyaient au racisme systémique au Québec on ravalerait nos paroles et c’est tout ce que son « groupe d’action » a à offrir ? L’interpellation aléatoire est condamnée depuis longtemps et le chef de police de Montréal a dit qu’ils n’en faisaient plus. On veut changer un cours puis faire des cours de sensibilisation dans les écoles, ce qui est élémentaire et ça prend pas la tête à Papineau pour y penser. Ah oui, il faut sensibiliser les Québécois aux peuples autochtones, mais c’est déjà commencé avec l’affaire Echaquan, bien du monde ont été sensibilisé à la dure mais ça donne quoi aux communautés autochtones ? Après la Commission royale sur les peuples autochtones, la Commission de vérité et réconciliation, l’Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues ou assassinées, la Commission Viens (et j’en passe) et leurs centaines de recommandations, c’est tout ce que ce groupe d’action a pu pondre ? Il n’y a pas de quoi à ravaler nos paroles !

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