Québec doit plafonner ses dépenses dans les GAFA et investir dans les médias locaux

Québec doit plafonner ses dépenses publicitaires dans les géants du Web et investir davantage dans les médias locaux et nationaux. 

C’est ce que recommande le rapport unanime d’une commission parlementaire déposé mardi, mais sans fixer de chiffres ou de pourcentage précis. La commission composée d’élus de tous les partis a fait une tournée du Québec pour se pencher sur la crise des médias.

Autant le Parti libéral (PLQ) que Québec solidaire (QS) souhaitaient donc que le rapport aille plus loin pour imposer ou taxer les géants du Web, qui récoltent la majorité de la tarte publicitaire au Québec au détriment des médias d’ici.    

Parmi les recommandations, on peut lire que le gouvernement doit augmenter jusqu’à un pourcentage significatif ses dépenses publicitaires dans les médias locaux, régionaux et nationaux. 

Et surtout, les élus réclament que les investissements des ministères et organismes publics dans les géants du numérique soient limités à un pourcentage établi.

Le PLQ aurait souhaité qu’on impose les revenus des géants du Web récoltés ici, ce qui aurait rapporté 64 millions $ qui auraient pu financer les médias du Québec. 

«Nous pouvions aller beaucoup plus loin quant aux géants du Web», a déploré la députée libérale Isabelle Melançon en conférence de presse, avec ses collègues des autres partis.

«On a cette capacité au Québec de taxer les géants du Web et on se réfugie derrière le gouvernement fédéral. (…) Chaque jour, c’est de l’argent qu’on perd. Ce serait une belle occasion de faire payer les milliardaires en Californie.» 

«Ce sont de maudits bons pansements, a renchéri la députée Catherine Dorion de QS, à propos du rapport. Mais c’est loin de suffire. Les GAFA (Google, Appel, Facebook, Amazon) sont imbattables, ils vont ramasser le ‘cash’ de toute façon.»

Les oppositions auraient aussi souhaité que le crédit d’impôt de 25 % sur la masse salariale des salles de rédaction des médias écrits soit étendu aux salles de rédaction de stations de radio et de télévision.

Le député caquiste Samuel Poulin a exprimé la position du gouvernement. «Il y a une crise dans les médias écrits, on souhaite avant tout appuyer les médias écrits», a-t-il dit.  

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