Québec: nomination d’un DPCP réclamée par des procureurs du ministère public

MONTRÉAL — L’Association des procureurs aux poursuites criminelles et pénales (APPCP) demande à l’Assemblée nationale de procéder de façon urgente à la nomination d’un directeur aux poursuites criminelles et pénales (DPCP). 

L’automne dernier, Annick Murphy a annoncé sa démission de son poste de DPCP. 

L’Association affirme que son successeur intérimaire, Vincent Martinbeault, ne veut pas traiter de dossiers importants avant que son successeur ne soit désigné.  

L’association craint donc que les problèmes internes existants soient exacerbés, qu’il y ait davantage de détresse psychologique des procureurs et un manque important de ressources, des facteurs pénalisants pour tout le système de justice, dont les victimes d’actes criminels.   

L’Association des procureurs aux poursuites criminelles et pénales affirme que le contexte de la pandémie amène une surcharge de travail et un poids supplémentaire à l’exercice de la profession. À ce sujet, elle critique l’attitude qualifiée de rétrograde du DPCP par intérim, lui reprochant une approche budgétaire froide et d’avoir créé un climat qui se dégrade.  

Annick Murphy a justifié son départ avant la fin de son mandat par son désir de passer plus de temps avec ses enfants et petits-enfants.

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