Québec s’entend avec ses agents de protection de la faune

MONTRÉAL – Le gouvernement du Québec s’est entendu avec ses agents de protection de la faune en vue du renouvellement de leur convention collective.

Il s’agit d’un des derniers syndicats des secteurs public et parapublic qui n’avait toujours pas réglé avec Québec depuis le 31 mars 2015.

«Au départ, ils étaient très exigeants, mais je pense qu’on a réussi à trouver une entente qui est satisfaisante pour les deux parties», a commenté au cours d’une entrevue avec La Presse canadienne Pierre Gagné, président du Syndicat des agents de protection de la faune du Québec.

Le syndicat indépendant recommandera d’ailleurs à ses membres d’entériner l’entente de principe.

Le conseil syndical se réunira les 23 et 24 mars et, s’il entérine l’entente de principe, celle-ci sera présentée aux membres lors d’une tournée qui aura lieu du début d’avril jusqu’au début de mai, a précisé M. Gagné.

Le dirigeant syndical n’a pas voulu donner le détail de l’entente de principe, préférant en garder la primeur pour ses membres qui auront à se prononcer sur son contenu. Il a néanmoins souligné que le gouvernement avait réussi à respecter le cadre financier qu’il avait établi pour l’ensemble des employés de l’État.

Toutefois, M. Gagné estime avoir marqué des points sur des aspects importants des conditions de travail. «Sur tout l’aspect normatif de la convention collective, on a fait des gains qui sont vraiment excellents pour les deux parties, qui vont venir résoudre des problématiques quotidiennes dans les bureaux. Et c’est la raison pour laquelle on la recommande, parce que ça va même aider au climat de travail», a-t-il justifié.

«Le manque d’effectifs qu’on vit actuellement, ça nous touche autant que ça touche l’employeur. Nous, de voir que les braconniers ont le bar ouvert comme ça, ça vient nous chercher. Nos objectifs, en fin de compte, sont les mêmes que l’employeur, parce qu’on est avant tout des agents de protection nous-mêmes. Ça vient faciliter peut-être les choses en négociation et ça vient faciliter des ententes équitables entre les parties lorsque la négociation arrive», a opiné M. Gagné.

L’entente de principe touche 480 agents de protection de la faune qui travaillent dans toutes les régions du Québec. Ces agents ont pour rôle de surveiller la chasse, la pêche, le piégeage et même, de façon plus large, les habitats, les espèces menacées, la protection des bandes riveraines et la flore.

Le président du Conseil du trésor, Pierre Moreau, a exprimé sa satisfaction de s’être entendu avec cet autre groupe d’employés de l’État.

Cette entente de principe avec les agents de protection de la faune survient après celles qui sont intervenues récemment avec les agents de la paix en services correctionnels, puis avec les constables du contrôle routier.