Québec solidaire présente son candidat dans Saint-Henri–Sainte-Anne

MONTRÉAL — Québec solidaire n’a perdu de temps à la suite de la démission de l’ancienne cheffe libérale Dominique Anglade, qui était députée de Saint-Henri–Sainte-Anne. L’avocat Guillaume Cliche-Rivard sera le candidat de Québec solidaire dans cette circonscription. 

Le siège est devenu vacant après que Mme Anglade, qui était élue dans cette circonscription du sud-ouest de Montréal depuis 2015, a remis sa démission le 7 novembre dernier. 

Elle n’avait alors pas jugé qu’elle était en mesure de surmonter la crise profonde qui secouait son parti depuis la défaite historique du 3 octobre, alors que le Parti libéral du Québec (PLQ) se classait au quatrième rang des cinq principaux partis en termes d’appui populaire. 

Québec solidaire (QS) avait alors rapidement mis en branle une investiture. Celui qui était candidat du parti lors du dernier scrutin, M. Cliche-Rivard, avait confirmé être de nouveau sur les rangs.

Le 3 octobre, il s’est classé bon deuxième derrière la cheffe libérale avec 27,7 % d’appui populaire. Mme Anglade a été réélue avec une majorité de 2736 voix et 36 % du vote. Le candidat de la Coalition avenir Québec (CAQ) a pris le troisième rang avec 17 % du vote.

Avocat en droit de l’immigration, M. Cliche-Rivard a annoncé mardi qu’il reprendra les couleurs de QS en vue de l’élection partielle. 

«Après nos voisins de Verdun, je pense que Saint-Henri–Sainte-Anne est prête à rejoindre le mouvement solidaire. Je me bats depuis des années pour un Québec plus humain, je veux maintenant le faire à l’Assemblée nationale pour les gens de mon quartier», explique le candidat dans un communiqué.

Celui qui réside dans la circonscription œuvre notamment à défendre les droits des immigrants à statut précaire. Il est entre autres conseilleur juridique pour Amnistie internationale et consultant pour le Bureau d’intégration des nouveaux arrivants à Montréal. 

L’élection complémentaire doit avoir lieu d’ici la fin mai. Le choix de la date revient au premier ministre François Legault, qui n’a, à ce jour, donné aucune indication sur sa préférence entre une élection complémentaire à l’hiver ou au printemps.

Fin novembre, les libéraux et les autres partis indiquaient ne pas être prêts à démarrer le processus visant à dénicher un candidat.

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