Québec solidaire veut relancer le débat sur les redevances minières

Québec solidaire (QS) relance le débat sur les redevances minières: la députée de Rouyn-Noranda-Témiscamingue, Émilise Lessard-Therrien, a comparé mardi les redevances à un cambriolage dans le sous-sol d’une maison ou au pourboire qu’elle paie pour son café.

Rappelons que le gouvernement péquiste de Pauline Marois avait mis fin au débat sur les redevances en 2012 en adoptant une nouvelle loi sur les mines plus sévère que la précédente.

Toutefois, à l’étude des crédits du ministère des Ressources naturelles, la députée de QS a remis en question l’intention du gouvernement d’attirer les investissements étrangers, alors qu’on «donne la ressource», selon elle. Elle a interpellé le ministre Jonatan Julien.

«Si demain matin, quelqu’un débarquait dans votre sous-sol, ramassait vos consoles de jeu, vos équipements sportifs, sans les payer, est-ce que vous trouveriez ça juste?»

Elle a aussi soulevé que si elle s’achetait un café, elle allait payer 15 pour cent de pourboire, mais que la minière, elle, paie de 1 à 3 pour cent de redevances.

Jonatan Julien a pour sa part affirmé que cet exemple n’avait aucun rapport avec les minières.

Il a rappelé que les redevances étaient progressives s’élevaient désormais de 16 à 28 pour cent par rapport à la marge bénéficiaire.

«On n’est pas en train de donner nos ressources», a-t-il assuré.

Il a souligné que les redevances ont rapporté 220 millions $ au Trésor québécois l’an dernier, en plus des impôts des entreprises, et qu’il y avait 33 000 emplois bien payés dans les 25 mines du Québec en activité.

Il a ajouté que le «modèle» du Québec lui apparaissait «dosé». Selon lui, si on doublait le taux de redevances, l’État engrangerait moins de redevances parce qu’il y aurait «nettement moins de promoteurs».

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