Québec songe à installer des barrages routiers durant la semaine de relâche

QUÉBEC — La semaine de relâche pourrait donner lieu à de nouvelles restrictions imposées aux Québécois, comme la présence de barrages routiers, de même que la prolongation du couvre-feu.

À court terme, Québec songe donc à augmenter les contrôles et non à les diminuer, malgré.la baisse récente et marquée du nombre de cas d’infections au virus de la COVID-19.

Le but serait d’éviter les déplacements entre les régions durant le congé scolaire, la dernière semaine de février ou la première de mars, et ainsi limiter la propagation du virus, a expliqué le premier ministre François Legault, qui n’a pas caché son «inquiétude» à ce propos, mardi en conférence de presse à l’Assemblée nationale.

«Il pourrait y avoir des mesures additionnelles» durant la semaine de relâche, a-t-il observé, en disant qu’il ne voyait pas la nécessité actuellement d’installer des barrages routiers, mais que dans un contexte de répit scolaire annonciateur de déplacements, la situation pourrait être différente.

«Traditionnellement, dans la semaine de relâche, il y a beaucoup de mélange dans la population», a-t-il commenté, en faisant référence aux déplacements fréquents entre les régions durant cette période de l’année. 

Divers scénarios sont donc présentement à l’étude et le premier ministre fera le point la semaine prochaine pour annoncer quelles seront les mesures en place durant la semaine de relâche scolaire. Tout dépendra du nombre de cas et du nombre de personnes hospitalisées, région par région, à ce moment-là.

Malgré le fait que la situation s’améliore, le premier ministre Legault demande aux Québécois de demeurer «extrêmement prudents» et de ne pas baisser la garde. Il leur demande aussi de ne pas hésiter à se faire tester, dès l’apparition de symptômes. 

La bataille contre la COVID-19 n’est pas finie, a-t-il dit, en faisant valoir qu’il fallait d’abord penser au personnel hospitalier et aux milliers de personnes en attente d’une chirurgie. Le réseau de la santé doit actuellement reporter 27 pour cent des chirurgies prévues à l’horaire, en raison des hospitalisations reliées à la COVID-19.

Il n’a pas pour autant exclu de faire passer prochainement certaines des régions classées «rouges», dont la capitale nationale, en zone orange, là où les mesures sanitaires sont allégées depuis lundi. 

La pandémie, qui a fait pas moins de 10 000 morts au Québec à ce jour, est «une crise terrible», une véritable «catastrophe», dont il faudra tirer des leçons «collectivement», a-t-il dit.

Mardi, la tendance à la baisse du nombre de cas de COVID-19 a été confirmée avec 826 nouveaux cas et 32 décès supplémentaires au Québec.

Au total, depuis le début de la pandémie, 271 737 personnes ont contracté la COVID-19 au Québec et 10 078 personnes en sont mortes.

Le nombre total d’hospitalisations a reculé de 29 par rapport à la veille, avec un cumul de 940. Parmi ces hospitalisations, le nombre de personnes se trouvant aux soins intensifs a diminué de 15, pour un total de 145. 

Il a rappelé que le 11 mars serait une journée de commémoration du premier anniversaire de la pandémie.

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