Quelque 400 ex-infirmières du Québec en renfort

MONTRÉAL — Quelque 400 ex-infirmières qui avaient quitté récemment la profession sont en train de prêter main-forte à leurs collègues sur la ligne de front de la pandémie de COVID-19 — ou s’apprêtent à le faire.

C’est le nombre total d’«autorisations spéciales d’état d’urgence sanitaire» qui étaient en voie d’être accordées lundi après-midi.

Le gouvernement avait annoncé cette possibilité à la mi-mars, et ces professionnelles de la santé ont répondu à l’appel.

Certaines sont déjà à pied d’oeuvre dans des hôpitaux et des centres de soins de plusieurs régions du Québec — en Abitibi, en Mauricie, à Montréal et au Saguenay, entre autres — et d’autres pourront évidemment s’ajouter au fur et à mesure que les autorisations spéciales seront délivrées.

La ministre de la Santé Danielle McCann a rendu ces renforts possibles en publiant le 15 mars dernier un arrêté ministériel visant à permettre le retour à la pratique des infirmières et infirmiers ayant quitté la profession depuis moins de cinq ans — et qui ont moins de 70 ans.

Depuis cette date, l’Ordre des infirmières et infirmiers du Québec (OIIQ) avait déjà délivré bon nombre de ces autorisations spéciales.

Vendredi après-midi, 385 avaient déjà été remises et l’Ordre s’attendait à ce que le total soit de 400 en fin de journée lundi. Ces infirmiers et infirmières pourront alors aider lors de la crise sanitaire actuelle.

Ces infirmières ne redeviendront pas membres de l’OIIQ, mais seront soumises aux mêmes obligations déontologiques et règles de la profession, souligne-t-il.

Les autorisations spéciales ne sont pas automatiquement accordées: l’OIIQ a la responsabilité de s’assurer que les infirmières et infirmiers qui travaillent auprès de la population ont les compétences requises pour le faire et il vérifie donc le dossier de chaque demande transmise, dit-il.

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